L’édition pilote commence entre le coucher du soleil du 20 mars et se poursuit jusqu’au lever du soleil du 22 mars. Pendant 36 heures, des événements performatifs se déroulent dans divers espaces et communautés artistiques indépendantes de Porto, notamment Sismógrafo, Mala Voadora, Rampa, Passos Manuel, Teatro do Ferro et Hotelier.
« Gratuite et ouverte à toute la communauté, cette édition pilote de la Mula affirme la danse dans des formats hybrides et contemporains, créant de nouveaux ponts, de nouveaux publics et des lieux de rencontre dans des contextes indépendants où la convivialité est centrale », déclarent les directrices du festival Mula, Cristina Planas Leitão et Luísa Saraiva.
L’édition pilote, axée sur la danse et ses langages hybrides, commence avec l’installation « Calau, Calau », de Catarina Miranda. « Il s’agit d’une vidéo-danse créée en dialogue avec des objets d’exposition du Musée du Romantisme de Porto, en collaboration avec Só Filipe », précise le dossier de presse.
Le festival présente en avant-première nationale les performances d’Ana Rita Xavier, Ewa Dziarnowska, Liina Magnea, Ofelia Jarl Ortega, Piny et Sancha Meca Castro, et propose également les derniers travaux de Dori Nigro, Paulo Pinto et Sepideh Khodarahmi.
Les spectacles « Casino », de la chorégraphe suédo-chilienne Ofelia Jarl Ortega, partage avec Nina Sandino et Jao Moon une piste de danse fictive, dans un club de salsa latino-américain, et « Ssassin’s Creed (Lady Says Stop) », de Liina Magnea, qui combine musique, mouvement, dramaturgie cinématographique et ‘scroll’ sur internet, sont d’autres temps forts de la programmation de la Mula.
Dans le format ‘performances pop-up’, l’organisation du festival met en avant les commandes qu’elle a passées, notamment « Fruta do Acaso », d’Ana Rita Xavier, puis « liminal », de Piny.
La programmation inclut également l’artiste Sepideh Khodarahmi, qui présente la performance « The Erotic Clown », invitant le public à confronter les limites entre plaisir et répulsion, ainsi que Dori Nigro et Paulo Pinto, avec le spectacle « SALVALAVALMA », évoquant savoirs et pratiques ancestraux, où les performeurs utilisent leurs mémoires corporelles pour rappeler la symbolique du bain comme purification du corps et de l’âme.
En plus des performances, le nouveau festival inclut l’atelier somatique intitulé « Expelir, Digerir, Enxaguar », avec António Ónio, ainsi que des lectures oraculaires, avec Rita Diamond Casais (carte astrale) et Piny (tarot), en plus de lectures nocturnes de textes préparant des révolutions, avec Cristina Planas Leitão, Luísa Saraiva et l’artiste et chercheuse Mariana Machado.
Le programme prévoit également le concert « Amuleto Apotropaico & Jejuno », d’António Feiteira et Sara Rafael, qui « ont développé une méthode d’expulsion des démons à travers un spiritualisme séculier enraciné dans les possibilités infinies du ‘noise' ».
Le Club Mula, avec la direction artistique de Lendl Barcelos, au Passos Manuel, apporte au festival des noms de la scène portuane ainsi que de nouveaux, comme bunny raver, UGHO, entre autres.
« En misant sur l’indicible et l’ambiguïté, la Mula se présente comme un écosystème qui ne cherche pas à croître pour devenir autre chose, mais plutôt à enraciner des modes de production et d’accès à la culture moins bureaucratiques et plus affectifs dans le tissu urbain portuan », affirme-t-on du côté du festival.
Le festival Mula bénéficiera également de la collaboration des curateurs gastronomiques Paula Lopes (Hotelier), Vasco Coelho Santos (Euskalduna Studio) et Rigel Lazo (Arre!). Les trois chefs seront chargés de nourrir les festivaliers tout au long des 36 heures de l’événement.
Selon l’organisation du festival, la Mula veut marquer « un nouveau départ » et défend « l’autonomie et l’indépendance » comme conditions vitales pour le « développement d’une ville ».
L’accès aux événements est gratuit, limité à la capacité de chaque espace, et l’entrée au Club Mula – Passos Manuel, ainsi que l’accès aux lectures oraculaires, sont payants.
