Le Festival de Berlin commence aujourd’hui et reflète l’état du cinéma international.

Le Festival de Berlin commence aujourd'hui et reflète l'état du cinéma international.

Plus de 200 films seront programmés pour la 76e édition de la ‘Berlinale’, la directrice artistique, Tricia Tuttle, soulignant la diversité dans le choix des œuvres, avec l’objectif de « refléter l’état actuel du cinéma international », a-t-elle affirmé lors d’une interview à l’agence France-Presse.

 

« De nombreux films examinent comment nos vies privées sont façonnées par les grandes forces politiques et sociales », a-t-elle ajouté.

Le festival s’ouvre avec « No Good Men », troisième long-métrage de la réalisatrice afghane Shahrbanoo Sadat, dont l’histoire se situe en Afghanistan en 2021, peu avant le retour au pouvoir des talibans, qui prônent une interprétation sévère de l’Islam.

Selon Tricia Tuttle, le film aborde « l’expérience des femmes afghanes [dans ce contexte] d’une manière que nous ne verrions pas sans le travail de Shahrbanoo », cinéaste qui a réussi à quitter l’Afghanistan pour s’installer en Allemagne.

Avec le réalisateur allemand Wim Wenders à la présidence du jury officiel, la compétition officielle de longs-métrages inclut, entre autres, les films « Rosebush Pruning », du Brésilien Karim Ainouz, une satire familiale sur une dispute entre frères, avec au casting Callum Turner, Riley Keough, Jamie Bell, Elle Fanning et Pamela Anderson.

Dans la même compétition figurent « Josephine », de l’Américaine d’origine brésilienne Beth de Araújo, l’animation japonaise « A New Dawn », de Yoshitoshi Shinomiya, « At the Sea », du Hongrois Kornél Mundruczó, avec Amy Adams, « Everybody Digs Bill Evans », de Grant Gee, sur le pianiste de jazz.

L’actrice malaisienne Michelle Yeoh recevra un prix pour l’ensemble de sa carrière, étant également la protagoniste, dans plusieurs rôles simultanés, du court-métrage « Sandiwara », du réalisateur Sean Baker.

La participation portugaise au festival passe par les coproductions, notamment avec « Nosso Segredo », de la Brésilienne Grace Passô, qui est en compétition « Perspectives ». Le film s’intéresse à une famille qui « erre dans la maison en silence, luttant pour reconstruire leurs vies après une perte récente », selon le festival.

La société de production portugaise Bam Bam Cinema, du réalisateur Paulo Carneiro, présentera deux coproductions avec la Colombie en avant-première à Berlin : le long-métrage « Pedras Preciosas », de Simón Vélez, dans la section Forum, et le court-métrage « Filme Pin », de Maria Rojas Arias et Andrés Jurado, dans le programme Forum Étendu.

Tourné au Portugal, « Filme Pin » est un portrait de la dictature de l’État Novo, à partir d’une collection de badges ayant appartenu au médecin et antifasciste Carlos Plácido (1925-2013), impliqué dans les années 1960 dans l’évasion de militants communistes de la prison de la forteresse de Peniche.

À Berlin, au programme Panorama figure « Narciso » de Marcelo Martinessi, une coproduction réunissant Paraguay, Allemagne, Uruguay, Brésil, Espagne et Portugal (Oublaum Filmes).

Sur le marché dédié à l’audiovisuel, en parallèle au festival, seront montrées les séries « Leonor, Marquesa de Alorna », produite par Ukbar Filmes, en coproduction avec l’espagnole Tornasol Media, et « Refúgio do Medo », série luso-islandaise tournée en Islande, toutes deux pour la RTP.

L’actrice luso-capverdienne Cleo Diára participe au programme européen de talents « Shooting Stars », également en parallèle au festival.

La 76e édition du Festival de Cinéma de Berlin se termine le 22 février.