Dans un communiqué, le Collège de Pharmacologie Clinique et le Collège de Pédiatrie de l’OM expliquent que, bien que le paracétamol soit sûr à doses thérapeutiques, un surdosage peut entraîner une insuffisance hépatique, un besoin de soins intensifs et, dans les cas extrêmes, une transplantation hépatique.
Le problème concerne le « défi du paracétamol », une sorte de compétition entre jeunes où la prise délibérée de fortes doses de ce médicament est encouragée.
Un des principaux risques signalés par les spécialistes est l’absence de symptômes immédiats.
« Au cours des premières heures, et même durant la première journée, il peut ne pas y avoir de symptômes pertinents. Cette apparente normalité est trompeuse et entraîne des retards dangereux dans le traitement », avertit l’Ordre.
En raison de la gravité du défi, l’OM appelle directement les plateformes numériques, les écoles et les autorités à identifier et à supprimer ces contenus.
Elle demande également aux parents de renforcer l’éducation sur la sécurité des médicaments auprès des jeunes.
En cas de suspicion d’ingestion excessive, la recommandation des médecins est de ne pas attendre l’apparition des symptômes et de contacter immédiatement le Centre d’Information Antipoison CIAV (800 250 250) ou le 112.
L’OM indique que la Direction Exécutive du SNS et les Unités Locales de Santé (ULS) ont déjà été alertées de la nécessité d’une réponse rapide à ces situations cliniques.
Le « défi paracétamol » est un phénomène observé dans divers pays européens, comme l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France et la Suisse, selon l’OF.