Dans un communiqué adressé à l’agence Lusa, le consortium annonce avoir présenté aujourd’hui sa réponse pour contester l’avis du jury du concours de privatisation d’Azores Airlines, qui avait proposé à l’administration de SATA de rejeter l’offre présentée par ce groupement.
« La recommandation d’exclusion de notre proposition pour l’acquisition d’Azores Airlines repose sur des fondements juridiques erronés et l’application de critères qui ne figurent pas dans la procédure, se traduisant par une option qui sert une narration et non une évaluation objective », déclare le consortium.
Le 28 juin, le jury de la privatisation d’Azores Airlines, dirigé par l’économiste Augusto Mateus, avait annoncé qu’il proposerait le rejet de l’offre du consortium Atlantic Connect Group, la seule admise au concours, estimant qu’elle ne « sauvegarde pas les intérêts » de SATA et de la région.
Aujourd’hui, le consortium souligne que le rapport du jury « reconnaît que l’offre présentée par Atlantic Connect Group présente des avantages financiers clairs » puisqu’elle ne nécessite pas d’injections de capital en 2026 et « prévoit des résultats positifs en 2027 ».
« Sans oublier qu’il a été demandé au consortium de payer trois fois le prix initialement prévu pour une entreprise avec des pertes qui se sont entre-temps aggravées, le jury conclut que la proposition ne remplit pas les objectifs de la privatisation. Cela constitue une position que le consortium juge manifestement incohérente avec les propres données du rapport », critique-t-il.
Le groupe Atlantic Connect indique également qu’il est « difficile de comprendre » l’évaluation du consortium par le jury, et rappelle que l’arrivée des entrepreneurs Carlos Tavares et Paulo Pereira a renforcé la « solidité financière et la crédibilité de l’offre », ce qui « a paradoxalement entraîné une pire note globale pour le projet ».
« Cette conclusion du jury, sans explication objective, contredit le bon sens économique et entrepreneurial et s’approche dangereusement d’une évaluation injustifiée et de nature diffamatoire », ajoute-t-il.
Le consortium considère que « l’exclusion de l’offre sur la base de la compréhension » selon laquelle SATA « ne doit pas assumer les responsabilités pour des décisions prises avant la privatisation » est infondée, et défend qu’ignorer une solution qui protège le « trésor public et les travailleurs » revient à « s’éloigner des véritables objectifs de la privatisation ».
Le groupe Atlantic Connect regrette également la « légèreté avec laquelle le jury ignore les accords conclus avec les structures syndicales et avec les représentants des travailleurs ».
« Apparemment, le sens de la responsabilité démontré par les pilotes et le personnel de cabine n’a aucune valeur aux yeux du jury, ni juridiquement, ni économiquement, ni socialement », peut-on lire dans le communiqué.
Le consortium réitère que la proposition présentée est « solide et responsable » et se montre de nouveau « disponible pour construire » un « avenir durable » pour Azores Airlines.
« Afin qu’il ne subsiste aucun doute, le consortium n’abandonnera pas ses droits dans un processus qui dure depuis environ trois ans, et est prêt à les défendre par toutes les voies légales, nationales et internationales, à sa disposition », avertit-il.
Le consortium Atlantic Connect Group a présenté le 24 novembre 2025 une offre de 17 millions d’euros pour 85% du capital social d’Azores Airlines, le gouvernement des Açores ayant demandé la prolongation du délai pour la privatisation de la compagnie jusqu’au 31 décembre 2026, demande acceptée par la Commission européenne.
Selon le jury, dans l’offre présentée, la SATA « devrait assumer intégralement la capitalisation d’Azores Airlines », sans qu’il n’existe aucun « instrument » permettant au groupe de « récupérer les montants investis ».
