Le chef de la PSP garantit que les émeutes à l’assemblée générale du FC Porto ont été planifiées.

À la clôture de la 13e session du procès, au Tribunal de São João Novo, à Porto, le dernier témoin de l’accusation du ministère public a accusé l’ancien leader des supporters Super Dragões d’imposer un « climat de peur » lors de la réunion générale.

 

« Par messages, la veille, j’avais dit à Fernando [Madureira] que je ne voulais que faire annuler l’Assemblée Générale. Il m’a dit qu’il n’y avait pas de moyen, qu’il allait tout casser, il y aurait des ‘coups’ et la proposition devait passer », a-t-il révélé.

Selon le témoin, qui s’est fait connaître en évitant un affrontement d’un supporter avec Villas-Boas alors que celui-ci s’adressait aux médias lors de l’Assemblée Générale (AG), l’approbation de la modification statutaire mise au vote serait favorable à la candidature du président du FC Porto de l’époque, Jorge Nuno Pinto da Costa.

« Il y a eu 50 réunions de modifications statutaires, cela est arrivé tout simplement parce que l’administration le voulait. […] Je me réfère au besoin d’un an de pouvoir voter après avoir atteint 18 ans, à l’élargissement de la période électorale jusqu’à fin juin, au financement des sièges du club… Mais il y avait beaucoup d’autres modifications », a-t-il énuméré.

Vítor Catão aurait été le « premier grand agitateur » de la réunion générale en contraignant l’équipe de reportage de SIC à ne pas entrer dans le Stade du Dragon.

« Son téléphone a sonné et c’était Lourenço Pinto, alors président de l’Assemblée Générale. Il a mis le téléphone en haut-parleur et a commencé à crier, disant que nous [les partisans de Villas-Boas] ne pouvions pas être là », a-t-il raconté.

Bruno Branco a révélé avoir conseillé à Villas-Boas de ne pas entrer dans l’AG, lorsque celle-ci a été déplacée de l’auditorium du Stade du Dragon vers le Pavilhão Dragão Arena, considérant que la présence de l’actuel leader des ‘dragons’ mettrait en péril son « intégrité », créant un climat encore plus tendu.

Les 12 accusés de l’Opération Pretoriano, dont l’ancien leader des Super Dragões Fernando Madureira, ont commencé à répondre le 17 mars à 31 crimes au Tribunal de São João Novo, à Porto, sous une forte pression policière aux alentours.

Sont en cause 19 crimes de coercition et menace aggravée, sept d’atteinte à l’intégrité physique dans le cadre d’un spectacle sportif, un d’incitation publique à un crime, un autre de jet d’objets ou de produits liquides et encore trois d’attentat à la liberté d’information, autour d’une AG du FC Porto, en novembre 2023.

Parmi la douzaine d’accusés, Fernando Madureira est le seul en détention provisoire, la mesure de coercition la plus sévère, tandis que les autres ont été libérés à différentes étapes.