L’association déplore que les diplômés de l’INEM n’aient pas eu accès à la documentation.

En réponse à Lusa, l’ANTEM considère qu’un règlement est nécessaire pour fournir toutes les informations requises aux apprenants et rappelle que, même si la mémoire descriptive pour le cours de Technicien de l’Urgence Pré-Hospitalière (TEPH), que l’Institut National de l’Urgence Médicale (INEM) affirme exister, « n’a pas été distribuée aux apprenants ».

Le cours TEPH, commencé au début de l’année, a suscité des critiques et des plaintes de la part de plusieurs participants, qui dénoncent des irrégularités dans la formation, telles que des disparités dans les méthodes d’évaluation, et envisagent de contester le cours.

En réponse aux plaintes, l’INEM a confirmé avoir reçu cinq réclamations concernant le cours TEPH, soulignant que la formation se déroule « sur la base de la mémoire descriptive du produit pédagogique correspondant, qui établit des critères d’évaluation uniformes », en l’absence de règlement.

L’ANTEM estime que la mémoire descriptive « ne remplace pas la force d’un règlement » et rappelle que l’accès aux manuels, quel que soit leur format, « doit être accordé 10 jours ouvrables avant le début des modules, ce qui, à notre connaissance, n’a pas non plus été le cas ».

L’association signale qu’il existe « trop d’inconformités » qui sont « transversales aux autres produits pédagogiques de l’INEM ».

L’association a également avancé qu’elle demandera une audience avec la commission technique indépendante nommée pour « refonder » l’INEM et modifier le fonctionnement de l’institut afin de dévoiler « ces inconformités et d’autres », qu’elle juge « néfastes pour le système, en particulier pour la prestation de soins médicaux d’urgence aux citoyens ».

Interrogé par Lusa sur ce sujet, le Syndicat des Techniciens de l’Urgence Pré-Hospitalière (STEPH) a déclaré que, selon une première analyse de son département juridique, la présence d’un règlement est obligatoire pour ce type de cours, « afin que les professionnels sachent formellement dans quelles conditions ils peuvent ou non être exclus ».

Le STEPH estime que le processus de ce cours est « une confusion totale » et a demandé des clarifications au président de l’INEM.

Après la révélation des plaintes reçues par l’ANTEM et le STEPH, il a été révélé que les réponses aux tests de formation pour le TEPH sont partagées dans un groupe WhatsApp comprenant des dizaines d’apprenants, une situation qui pousse l’association à demander l’intervention urgente des autorités compétentes.

L’agence Lusa a eu accès à des documents contenant des questions/affirmations et leurs réponses correspondantes, qui sont partagées dans ce groupe, ainsi qu’aux conversations entre apprenants, qui sont répartis en classes suivant différents modules de formation à différents moments.

Un des apprenants, souhaitant demeurer anonyme, a expliqué qu’au moins un groupe de plus de 80 apprenants fonctionne depuis le début de la formation et partage les résultats des évaluations des différents modules.

« Nous sommes répartis par classes, qui suivent différents modules, et les résultats sont partagés. Les réponses passent d’une personne à une autre », a déclaré cette même source.

Un autre apprenant a expliqué que, pendant la formation en ligne, des tests sont effectués à la fin de chaque module et sont « pratiquement identiques » à ceux qui doivent ensuite être réalisés en présentiel. Comme les classes suivent simultanément différents modules, « les réponses sont partagées ».