La garantie, communiquée par voie officielle, concerne l’allégation de l’absence de contrôle public de l’eau consommée par plus de 800 000 Portugais, ce qui pourrait susciter des « inquiétudes sociales et de santé publique injustifiées ».
Expliquant comment fonctionne la gestion et la régulation du secteur de l’eau au Portugal, qui opère « sous des règles claires, avec des responsabilités techniques et légales définies », l’APDA rappelle les statistiques les plus récentes qui indiquent que le réseau public d’eau couvre entre 96 % et 99 % des foyers portugais.
Les récits concernant « 878 000 Portugais » consommant de l’eau sans contrôle public ne signifient pas que des personnes boivent de l’eau non traitée ou dangereuse par manque de régulation, explique l’APDA, précisant que ces cas incluent des situations démographiques spécifiques telles que des localités rurales dispersées, des populations proches du réseau mais choisissant de ne pas s’y connecter ou encore des fontaines publiques ou captations locales.
Les situations les plus significatives concernent les systèmes gérés par des coopératives de distribution d’eau, souvent confiés à la gestion de conseils de paroisse, « qui opèrent en dehors des modèles classiques de service municipal », ce groupe concentrant « certaines des situations les plus fragiles d’un point de vue technique », telles que les infrastructures vieillissantes ou un traitement insuffisant, entre autres.
« Cependant, il est important de souligner que ces situations ne sont pas le résultat d’un vide juridique ou d’un manque de cadre institutionnel, mais plutôt de modèles de gestion historiquement tolérés, de petite échelle, avec une capacité technique et financière réduite, qui aujourd’hui se révèlent inadéquats face aux exigences réglementaires, sanitaires et environnementales actuelles », souligne l’APDA dans le communiqué.
L’association explique que la mention d’environ 15 % des foyers hors du « contrôle public » résulte surtout « de facteurs d’organisation du service, de choix locaux et d’héritages institutionnels, et non d’une défaillance structurelle du système national de régulation de l’eau ».
L’APDA souligne qu’il ne s’agit pas d’une « vulnérabilité systémique généralisée », mais de « poches territoriales spécifiques nécessitant une intégration progressive, un renforcement technique et une meilleure coordination avec les systèmes publics régulés ».
Parler de grandes populations sans contrôle de l’eau « suppose incorrectement que l’absence de connexion au réseau implique un manque de protection réglementaire, ce qui n’est pas le cas », explique l’APDA, ajoutant que même dans des situations alternatives (fontaines ou systèmes locaux), il existe des normes régissant la qualité et l’information à l’utilisateur, « bien qu’elles puissent nécessiter des interventions techniques additionnelles ».
