L’Associação TVDE appelle à la surveillance du secteur par la Sécurité sociale et l’AT.

Dans un communiqué diffusé aujourd’hui, l’ANM-TVDE demande « de toute urgence aux autorités » (sécurité sociale et administration fiscale) de « contrôler les plateformes de mobilité », en exigeant que ces organismes « demandent aux plateformes un rapport sur les revenus des conducteurs versés aux partenaires et qu’ils identifient les conducteurs.

 

Pour l’ANM-TVDE, il est essentiel de « croiser les données » entre les plateformes, l’administration fiscale et la sécurité sociale « pour garantir que tous les conducteurs s’acquittent correctement de leurs impôts et cotisations. »

« Les plateformes doivent demander des attestations de non-dette des conducteurs à la sécurité sociale et à l’administration fiscale », peut-on lire dans la note.

Selon l’association, le problème réside dans le fait qu’un grand nombre de conducteurs « ne déclarent pas ce qu’ils gagnent, certains recevant même des aides sociales illégalement. »

De ce fait, l’ANM-TVDE estime que certaines entreprises du secteur, notamment les petites et moyennes, sont défavorisées « en raison de coûts plus élevés et de la concurrence déloyale des conducteurs informels, mettant en péril leur survie. »

L’ANM-TVDE considère que « sans contrôle et transparence, le secteur des TVDE continuera à se détériorer. »

Dans une publication sur sa page Facebook, l’ANM-TVDE explique qu’après la publication des données de l’IMT, l’association a reçu « de multiples plaintes » de ses membres.

Durant les années 2023 et 2024, l’ANM-TVDE rapporte avoir alerté, à plusieurs reprises, « sur les irrégularités d’un nombre significatif de conducteurs portugais qui, tout en travaillant comme chauffeurs de TVDE, perçoivent indûment des aides sociales telles que l’allocation chômage et le revenu d’insertion sociale. »

Cette situation crée un système déséquilibré et injuste, selon l’association, rappelant que beaucoup de ces conducteurs « ne se plaignent pas des faibles tarifs des courses — car leur revenu est garanti par le soutien de l’État. »

« Et les plateformes, précisément, les maintiennent actifs, sans que l’État n’ait aucun contrôle sur les revenus hebdomadaires générés. La majorité de ces conducteurs n’émet pas de reçus, ne déclare pas de revenus et opère en marge de toute règle ou transparence, » accuse l’association.

Le Portugal comptait plus de 37 000 conducteurs de TVDE en mars, la grande majorité étant des hommes et issus de 98 nationalités, selon les données de l’Institut de la Mobilité et des Transports (IMT).

Les données, collectées dans le cadre de la plateforme développée par l’IMT, Uber et Bolt pour le partage de données sur les TVDE au Portugal, ont révélé qu’en mars, le secteur comptait au Portugal 37 495 conducteurs actifs, dont 90,1 % étaient des hommes et seulement 9,8 % des femmes.

Les données de la plateforme indiquent une grande diversité quant au pays d’origine des conducteurs actifs, avec un total de 98 nationalités représentées : la plupart étant du Portugal (52,8 % du total), suivi du Brésil (20,6 %) et de l’Inde (10,4 %).