Lors d’une réunion de direction tenue aujourd’hui, l’ASPP/PSP, qui avait décidé en novembre dernier de se retirer des négociations avec le Gouvernement en affirmant que l’exécutif ne respectait pas les objectifs de l’accord de juillet 2024, a également annoncé qu’en février elle mènera des actions dans divers commandements, à annoncer prochainement, « avec la mise en lumière des faiblesses, des conditions de travail et des violations des droits pour une exposition publique ultérieure ».
La direction du plus grand syndicat de la PSP a également décidé d’organiser un rassemblement de policiers lors de la tenue d’un Conseil des ministres et la présence de professionnels de la PSP dans les galeries de l’Assemblée de la République lors d’un débat bihebdomadaire.
Dans une note publiée aujourd’hui, l’ASPP/PSP estime qu’il y a un « manque de sérieux » de la part du Gouvernement dans le non-respect de l’accord signé et rappelle qu’après les manifestations organisées à la fin de l’année dernière près de la résidence officielle du Premier ministre, il y a eu « une absence totale de réponses ».
Le syndicat accuse l’exécutif d’adopter une posture de dévalorisation salariale, ainsi que de bloquer les préretraites, de couper les congés et, surtout, de manquer de respect envers l’accord de juillet 2024.
La direction de l’ASPP/PSP se dit prête à rencontrer le Gouvernement « à condition qu’il tienne parole et présente une proposition concrète sur ce qui a été convenu », mais que si l’exécutif « ne change pas son plan d’action, elle procédera à des rassemblements lors d’événements d’importance nationale, à des manifestations près du ministère de l’Administration interne (MAI) et à l’organisation d’une manifestation nationale de policiers ».
