L’ANMP a exprimé au gouvernement ses préoccupations concernant la loi des finances locales et la décentralisation.

L'ANMP a exprimé au gouvernement ses préoccupations concernant la loi des finances locales et la décentralisation.

La nouvelle direction de l’association de municipalités a présenté aujourd’hui formellement au gouvernement les principales résolutions qu’ont approuvées les élus lors d’un congrès tenu à la mi-décembre à Viana do Castelo, à la suite des élections municipales d’octobre.

Selon Pedro Pimpão, le nouveau président de l’ANMP, parmi les principaux sujets abordés, figurait l’exigence d’une loi sur les finances locales (LFL) plus adaptée, l’équilibre du fonds de financement de la décentralisation des compétences et également des préoccupations concernant le prochain cadre des fonds communautaires.

L’élu a souligné que le ministre de la Cohésion territoriale, Manuel Castro Almeida, qui supervise les municipalités, « a renforcé l’engagement d’avancer avec un groupe de travail pour la révision de la LFL et aussi l’engagement d’évaluation du processus de décentralisation ».

Dans ce cas, il s’agit d’évaluer les coûts effectifs que les municipalités supportent dans l’exercice des compétences décentralisées « pour qu’il y ait un équilibre » entre les fonds fournis par l’administration centrale et les responsabilités des municipalités, a précisé Pedro Pimpão.

Les municipalités ont réitéré l’importance de l’accès aux fonds communautaires pour les investissements dans les territoires et ont exprimé des préoccupations quant à la composante régionale du prochain cycle de financement communautaire, de 2028 à 2034.

« Il y a des craintes que le nouveau cycle soit très centralisé, ce qui inquiète les municipalités », a-t-il ajouté.

L’ANMP a également rencontré le ministre de la Présidence, António Leitão Amaro, à qui elle a démontré « une volonté ferme de trouver une solution pour éviter que les municipalités de l’intérieur du pays ne perdent l’accès à la presse quotidienne ».

Selon Pedro Pimpão, Leitão Amaro a montré sa disponibilité pour trouver « un ensemble d’alternatives, de mécanismes, pour que cela ne se produise pas ».

« C’est, pour nous, une question de la plus haute importance, tant pour la question de la cohésion territoriale que pour le droit d’accès de ces populations à l’information », a-t-il souligné.

À Lisbonne, les élus ont également été reçus aujourd’hui par le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, qui est à la fin de son mandat.

Jeudi, ils rencontreront le président de l’Assemblée de la République, José Pedro Aguiar Branco, car certaines des exigences des municipalités devront passer par l’approbation de l’Assemblée de la République.