Dans une réponse adressée à l’agence Lusa, l’Autorité Nationale d’Urgence et de Protection Civile (ANEPC) annonce l’ouverture d’une enquête qui prendra « en considération plusieurs facteurs, notamment le fait que l’opération nouvellement créée est dirigée par un membre du tableau d’honneur, ce qui n’est pas légalement autorisé ».
La Protection Civile estime que le renforcement des ambulances mis en place par la LBP « semble violer les principes et les fondements du système intégré de protection et de secours, ainsi que les compétences de l’ANEPC », soulignant qu’il apparaît « comme un système parallèle, sans aucun cadre légal ».
L’ANEPC indique avoir pris connaissance de ce renforcement d’ambulances via les réseaux sociaux et ne connaît ni le fondement de sa création ni son organisation.
Vendredi, la LBP a annoncé la création, pour ce week-end, d’une ‘task-force’ de quatre ambulances des pompiers de Ajuda, Cabo Ruivo, Camarate et Cascais pour le secours pré-hospitalier.
Selon la Ligue, ces véhicules d’urgence sont stationnés au siège de la LBP, pour opérer en régime d’ambulances supplémentaires, de 08h00 à 20h00, avec un commandant en permanence pour coordonner les opérations au Centre de Suivi et de Soutien à la Situation Opérationnelle, de la LBP.
La Ligue des Pompiers Portugais (LBP) a mis en place une ‘task-force’ de quatre ambulances des pompiers de Ajuda, Cabo Ruivo, Camarate et Cascais pour le secours pré-hospitalier ce week-end, a-t-elle annoncé aujourd’hui.
La Protection Civile précise à Lusa que les événements enregistrés dans le cadre de ce renforcement ne peuvent pas être activés ou coordonnés par le commandement national ou le commandement subrégional de la Grande Lisbonne.
L’ANEPC explique que le week-end dernier, le centre d’Orientation des Patients Urgents (CODU) de l’INEM a demandé la collaboration de la Protection Civile pour renforcer le dispositif du Système Intégré d’Urgence Médicale (SIEM), ce qui a été fait « immédiatement », mais, après cela, « rien d’autre n’a été demandé ».
La Protection Civile indique également que le SIEM est une responsabilité de l’INEM, mais qu’en situation normale, il est courant que les corps et pompiers aient des ambulances disponibles en dehors de celles affectées au SIEM, pouvant être mobilisées par les commandements subrégionaux à la demande du CODU.
« Le dispositif actuel, d’après ce que l’on sait des réseaux sociaux, concentre à la LBP des ambulances dans la même zone d’intervention (Grande Lisbonne) sans que l’on comprenne la plus-value de cette mesure, puisque les moyens en question devraient déjà être disponibles en situation normale », précise l’ANEPC, ajoutant que « cette mesure semble être une déformation du système, n’augmentant en rien sa capacité ».
La Protection Civile mentionne également à Lusa qu’elle a tenu la tutelle « perpétuellement informée de toute la situation ».
Le renforcement des ambulances de la LBP intervient après que, ces derniers jours, trois personnes aient perdu la vie en raison d’un retard présumé du secours, faute d’ambulances ou parce que celles-ci étaient retenues en raison de l’utilisation de leurs brancards dans les hôpitaux.