La Protection Civile demande aux citoyens d’éviter les zones inondables à risque.

La Protection Civile demande aux citoyens d'éviter les zones inondables à risque.

Lors d’une conférence de presse à Coimbra, le président de l’ANEPC, José Manuel Moura, a souligné que les autorités ont déjà procédé à des évacuations préventives de personnes dans les zones à risque de la région de Coimbra, où un digue s’est effondrée sur la rive droite du fleuve Mondego, aux Casais, près du viaduc de l’autoroute 1 (A1), aggravant ainsi le risque d’inondations.

José Manuel Moura a recommandé aux citoyens d’éviter de circuler sur les accès près du fleuve Mondego et conseillé aux résidents le long de la Nationale 111, reliant Coimbra à Montemor-o-Velho, de rester vigilants et de suivre « les consignes de la Protection Civile ».

« Ne pas traverser à pied ou en véhicule. Il y a peu, nous suivions en direct des véhicules s’arrêtant sur l’A1 pour prendre des photos. S’arrêter sur une autoroute est déjà interdit, dans une telle circonstance, c’est encore plus grave. Donc, il faut éviter ces comportements », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse en présence du président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, du premier ministre, Luís Montenegro, de la ministre de l’Environnement, Maria da Graça Carvalho, et de la présidente de la Chambre de Coimbra, Ana Abrunhosa.

« Ne pas traverser à pied ou en véhicule ces routes avec des cours d’eau ou des zones inondables. Ne pas circuler ni rester sur les ponts et accéder à des lieux inondés ou historiquement inondables. Et éviter les activités près des cours d’eau, surtout dans les endroits sujets à des crues rapides », a-t-il insisté.

José Manuel Moura a également demandé à ce que les animaux soient sauvegardés en les retirant des zones susceptibles d’inondations.

Les équipements agricoles, industriels, véhicules et autres biens doivent également être retirés des zones riveraines habituellement inondables, près des rivières Mondego, Ceira, Alva et Arunca, et être déplacés vers des lieux sûrs.

Le responsable de la Protection Civile a également conseillé aux citoyens de se tenir informés par les médias et par les agents de la Protection Civile qui suivent la situation.

Selon le président de la Protection Civile, jeudi, un « apparent allègement » pourrait être visible, mais il s’agit seulement d’une apparence car les prévisions annoncent de fortes précipitations cumulées.

« Ce n’est qu’à partir de, peut-être, samedi que nous pourrions avoir un allègement déjà effectif », a-t-il affirmé.

Le responsable a également souligné que l’ANEPC, en collaboration avec l’Agence Portugaise de l’Environnement (APA), surveille l’évolution des débits sur l’ensemble du territoire national, « du fleuve Minho aux rivières de l’Algarve », ce qui représente « un travail colossal, très significatif », pour ajuster le dispositif, en soulignant que « les grands bassins, non seulement du Mondego, mais aussi du Douro et du Tage » suscitent une inquiétude particulière.

Seize personnes sont mortes au Portugal suite au passage des dépressions Kristin, Leonardo et Marta, qui ont également causé des centaines de blessés et de déplacés.

La seizième victime est un homme de 72 ans qui est tombé le 28 janvier en tentant de réparer le toit de la maison d’un membre de sa famille, dans la municipalité de Pombal, et qui est décédé le 10 février aux Hôpitaux de l’Université de Coimbra (HUC).

La destruction totale ou partielle de maisons, d’entreprises et d’équipements, la chute d’arbres et de structures, la fermeture de routes, d’écoles et de services de transport, ainsi que des coupures d’électricité, d’eau et de communications, des inondations et des crues sont les principales conséquences matérielles de l’orage.

Les régions du Centre, de Lisbonne et de la Vallée du Tage et de l’Alentejo sont les plus touchées.

Le Gouvernement a prolongé l’état de calamité jusqu’au 15 pour 68 municipalités et a annoncé des mesures de soutien allant jusqu’à 2,5 milliards d’euros.