Fondée en 2018 à Chicago (nord), la société BlockFills a enregistré un volume de transactions de plus de 61 milliards de dollars (51,3 milliards d’euros) en 2025 et affirme avoir plus de 2.000 clients institutionnels dans près de cent pays.
Dans un communiqué publié aujourd’hui, BlockFills indique avoir suspendu les mouvements la semaine dernière « pour protéger ses clients et l’entreprise », sans préciser quand ces restrictions seront levées.
Après avoir atteint un pic historique, début octobre, de 126.251,31 dollars, le bitcoin a entamé une descente qui s’est accélérée en janvier.
La cryptomonnaie la plus échangée au monde s’est même rapprochée de la limite symbolique de 60.000 dollars début février, avant de se redresser légèrement.
En conséquence, la majorité des monnaies ont suivi le bitcoin dans sa chute. Cette contraction soudaine s’explique notamment par un climat d’incertitude réglementaire aux États-Unis, avec l’analyse d’un texte cadre important bloquée au Sénat, sans perspectives concrètes.
Par ailleurs, les monnaies électroniques ont souffert du choc intense des métaux précieux, notamment l’or et l’argent, vers lesquels les investisseurs spéculatifs se sont tournés massivement.
Début février, l’entreprise d’échange de cryptomonnaies Gemini a annoncé une vaste restructuration, incluant l’élimination de plusieurs marchés étrangers et le licenciement d’un quart de ses effectifs.
La suspension actuellement en cours chez BlockFills rappelle la séquence qui a débuté au printemps 2022, lorsque la valeur du bitcoin a été divisée par trois (-67 %) entre fin mars et fin novembre.
Cette période a été marquée par l’échec d’une série d’entreprises et de plateformes liées aux cryptomonnaies, y compris Terra et FTX.
