Les agriculteurs français s’opposent à l’accord commercial entre l’Union européenne et le Marché commun du Sud (Mercosur), rejeté également par tous les partis politiques.
Ces mesures incluent 130 millions d’euros pour l’arrachage de vignes dans le sud-ouest, tripler le fonds de l’eau à 60 millions pour encourager la création de réserves et doubler à 22 millions le fonds de soutien aux éleveurs touchés par la dermatose nodulaire bovine, une maladie animale dont la gestion par le gouvernement a été la cause du mouvement de protestation agricole initié en décembre.
Au début de la conférence de presse, Genevard a assuré que le gouvernement a pris en compte le « fort signal d’alarme » des agriculteurs, qui, la veille, ont manifesté contre l’accord avec le Mercosur, en divers endroits à Paris.
« Le message a été bien reçu », a souligné la ministre.
Elle a également annoncé l’augmentation du quota de chasse au loup, la révision des règlements et l’obtention d’engagements de la part de la Commission européenne pour neutraliser les effets du mécanisme d’ajustement des frontières carbone sur les prix des engrais.
Genevard a annoncé aussi un « plan de sortie de crise » pour l’industrie vitivinicole, qui « souffre depuis trop longtemps, affaiblie par la diminution de la consommation de vin, les changements climatiques et la guerre commerciale », faisant référence à la Chine et aux États-Unis.
