La Libye annonce un accord de 20 milliards de dollars avec des compagnies pétrolières.

La Libye annonce un accord de 20 milliards de dollars avec des compagnies pétrolières.

Le Premier ministre libyen, Abdelhamid Dbeibah, a estimé que l’accord générerait plus de 370 milliards de dollars, soit environ 313 milliards d’euros, en recettes sur les 25 ans du contrat, ajoutant qu’il était entièrement financé en dehors du budget de l’État, a rapporté l’agence française de presse.

 

La Libye produit actuellement environ 1,5 million de barils par jour et possède les plus importantes réserves de pétrole d’Afrique, estimées à 48,4 milliards de barils. Cependant, le secteur pétrolier a rencontré des défis importants, notamment en matière de sécurité, le pays restant divisé depuis la chute de Muammar Kadhafi du pouvoir en 2011.

L’annonce a été faite lors de l’ouverture du Sommet libyen de l’énergie et de l’économie à Tripoli, en présence du conseiller pour le Moyen-Orient du président américain Donald Trump, Massad Boulos, ainsi que d’autres responsables, notamment de Turquie et d’Égypte.

Abdelhamid Dbeibah a indiqué que la Libye se préparait également à signer un accord avec le géant pétrolier américain Chevron concernant l’exploration et le développement de la production, ainsi qu’un accord séparé avec l’Égypte pour soutenir les services dans ce secteur.

Massad Boulos a décrit le sommet de l’énergie en Libye comme « une opportunité pour le pays de devenir un partenaire économique de premier plan des États-Unis », ajoutant que l’événement « est une potentielle rampe de lancement pour le retour de la Libye en tant que superpuissance énergétique mondiale ».

Lors de la rencontre, le président de la compagnie pétrolière nationale, Masoud Suleman, a affirmé qu’un appel d’offres pour l’exploration de pétrole et de gaz serait lancé dès février, presque dix ans après le dernier cycle, qui s’était concentré sur l’exploration de gaz naturel, dans un contexte où les autorités cherchent à attirer de nouveau les grandes entreprises énergétiques mondiales après des années d’instabilité politique et de fortes fluctuations des niveaux de production.