La Garde Nationale Républicaine (GNR) de Santarém a indiqué aujourd’hui que la municipalité d’Abrantes est la plus touchée par ce type de cas, avec 10 vols enregistrés, suivie de Coruche avec sept, Salvaterra de Magos avec six, Almeirim avec quatre, Chamusca avec trois, et Tomar, Alpiarça et Santarém avec un incident chacun.
Le nombre global de vols de liège a augmenté au cours des cinq dernières années (de 2019 à 2023), a indiqué la GNR, précisant que 56 cas ont été enregistrés en 2019 et 99 en 2023.
Selon les données recueillies par la Garde, les vols de liège sont généralement commis par des groupes organisés qui utilisent comme principaux modes opératoires l’extraction directe du liège des arbres ou le vol de liège empilé.
« La pratique de ce type d’illégalités est normalement associée à des groupes organisés qui utilisent comme ‘modus operandi’ l’extraction directe de l’arbre ou le vol de liège empilé. Il y a une plus grande prépondérance des enregistrements de la première méthode, bien qu’elle soit plus difficile et plus longue comparée à la seconde », a expliqué la GNR.
Le liège volé est broyé pour ne pas être identifié puis vendu pour la production de panneaux agglomérés, où il est acquis par des intermédiaires qui le mélangent avec du liège légal.
« Tout indique que le liège soit vendu à des intermédiaires, qui ensuite le mélangent au liège vendu par des collecteurs légaux, l’intégrant dans le marché légal par une revente conjointe aux fabriques de liège. Nous supposons également que le marché de destination du liège volé soit le marché national », a informé la GNR.
Face à cette augmentation des vols, la GNR a intensifié la patrouille avec l’Opération « Campo Seguro », parallèlement à l’investigation criminelle, à la surveillance routière et au contrôle des receleurs, dans toute sa zone d’intervention, dans l’objectif de « prévenir et réprimer les actes criminels de vol et de recel de liège », développant également des « actions de sensibilisation » pour prévenir les vols dans les zones agricoles et forestières.
La GNR a indiqué que pour lutter contre ce type de crime, il est nécessaire de « renforcer les mesures de protection des infrastructures » telles que l' »installation de systèmes de surveillance, la restriction des accès, les clôtures, l’installation de panneaux d’avertissement et l’amélioration des conditions de luminosité ».
À titre préventif, la GNR recommande également la « marquage du liège », pour « faciliter l’identification » de son origine, garantir le « maintien des accès contrôlés aux propriétés », renforcer la « coopération entre propriétaires et voisins », afin de promouvoir l’échange d’informations et le partage d’alertes de manière plus rapide, « signaler immédiatement aux autorités tout mouvement suspect » et « planifier l’extraction du liège, en assurant une surveillance plus efficace ».
Les autorités recommandent également d’installer des alarmes et de marquer les équipements les plus sensibles et vulnérables, ainsi que de ne pas placer les « tas de liège dans des endroits facilement accessibles ».
Étant donné que « ce type de crime nécessite une plainte », la garde « renforce la nécessité de dénoncer » ces vols, car les plaintes sont essentielles pour aider « à surveiller le problème » et « orienter les ressources vers les zones les plus touchées ».