La GNR a dressé en trois ans 1 634 procès-verbaux pour absence de nettoyage des terrains.

La GNR a dressé en trois ans 1 634 procès-verbaux pour absence de nettoyage des terrains.

Selon des données fournies à Lusa par la GNR, dans le cadre du décret établissant le Système de Gestion Intégrée des Feux Ruraux et d’autres législations applicables, un total de 1 634 contraventions ont été dressées entre les années 2023 et 2025, impliquant des personnes morales.

Sur le total des contraventions levées sur trois ans, 1 374 ont été établies pour « non-respect des obligations relatives à la gestion des combustibles, dont 465 concernent des municipalités et 46 des conseils locaux ».

En plus des amendes pour manque de nettoyage des terrains destinés à prévenir les incendies ruraux, certaines sanctions ont également résulté de l’utilisation inappropriée de machines agricoles, durant des périodes interdites en raison d’un risque élevé d’incendies forestiers.

En ce qui concerne la gestion des combustibles, la GNR a dressé aux municipalités 221 contraventions en 2023, 123 en 2024 et 121 en 2025, tandis que, pour la même période, 17, 16 et 13 conseils locaux ont été respectivement sanctionnés.

Si en termes de municipalités les chiffres ont diminué, pour les entités privées et les gestionnaires de réseaux désignés comme « autres (collectives) », la GNR a verbalisé 304 en 2023, 265 l’année suivante et 294 l’année dernière.

Lusa a demandé l’identification des municipalités et des entités sanctionnées, mais une source officielle de la Division de la Communication et des Relations Publiques de la GNR a expliqué ne pas pouvoir fournir cette information en raison de la législation sur la protection des données, ces processus étant en cours.

Le même critère s’applique à l’identification des entités, notamment les gestionnaires de réseaux, y compris routiers, ferroviaires ou énergétiques, agrégés à des fins statistiques comme « autres (collectives) ».

La majorité des contraventions à des personnes morales ont eu lieu dans les régions du centre et du nord du pays.

Le président de l’AGIF, Tiago Oliveira, a déclaré au parlement, le 6 janvier, sans préciser, que les chiffres provisoires de la GNR, jusqu’à novembre de l’année dernière, indiquaient 120 contraventions (4 % du total) passées aux municipalités pour manque de gestion des combustibles.

La force de sécurité a établi, en 2025, jusqu’au 28 septembre, 3 115 contraventions à des particuliers, dont 2 507 pour absence de gestion des combustibles, 460 pour usage inapproprié du feu et 37 pour conditionnement d’accès.

Les contraventions pour manque de gestion des combustibles ont augmenté l’année dernière de 8,9 % par rapport à la même période de l’année précédente, mais les amendes pour manque de nettoyage des terrains ont diminué depuis 2020, lorsqu’elles s’élevaient à 4 737 contraventions, pour descendre à 3 207 en 2022 et encore à 2 288 l’année suivante.

Les 10 417 terrains signalés comme non nettoyés en 2025 ont dépassé les 10 256 enregistrés jusqu’au 31 mai l’année précédente, mais étaient en deçà des 14 319 en 2023, 10 989 en 2022, et 14 545 en 2021.

Pour Ricardo Vaz Alves, directeur du Service de Protection de la Nature et de l’Environnement (SEPNA) de la GNR, dans des déclarations à Lusa en juin 2025, le « nombre de signalements est en ligne avec ce qui s’est passé » l’année précédente et, par rapport aux 14 000 signalements des années antérieures, il croit qu’il y a « une évolution en termes de sensibilisation de la société à la gestion des combustibles ».

Le directeur du SEPNA a assuré que l’objectif de la GNR « est toujours de sensibiliser et de chercher à corriger les situations potentiellement en infraction » et, seulement en dernier recours, une « contravention pour absence de gestion des combustibles sera dressée », après avoir « signalé » et « parlé avec les propriétaires », afin que « le message passe et que la correction des situations puisse être faite ».

Les infractions à la gestion des combustibles constituent des contraventions passibles d’une amende, de 140 à 5 000 euros pour une personne physique, et de 1 500 à 60 000 euros, dans le cas des personnes morales.