Après des signalements, la Fédération Nationale des Enseignants (Fenprof) a mené une enquête nationale qui « a confirmé les soupçons d’un ensemble de violations fréquentes dans les écoles », a déclaré à Lusa José Feliciano Costa, secrétaire général de Fenprof.
Les résultats de l’enquête révèlent « des pratiques irrégulières dans la gestion des absences de courte durée », des solutions variées entre les écoles et un « manque préoccupant et généralisé d’assistants opérationnels », notamment dans les salles de maternelle, « compromettant la qualité pédagogique, la sécurité et le bien-être des enfants ».
Face à ce constat, la Fenprof remettra les conclusions de l’enquête jeudi à l’Inspection Générale de l’Éducation et de la Science (IGEC), car elle estime qu’il est « indispensable d’intervenir d’urgence », afin de « clarifier les procédures, mettre fin aux pratiques illégales et assurer des conditions de travail dignes pour les enseignants, tout en préservant la qualité de l’éducation et les droits des enfants ».
L' »Enquête sur les Conditions de Travail en Enseignement Monodisciplinaire », qui a réuni 351 réponses d’éducateurs et d’enseignants du 1er cycle, a confirmé le « grave manque de ressources humaines » et le choix de solutions qui « sont très loin d’un apprentissage correct », a averti José Feliciano Costa, précisant que lorsqu’il n’y a pas de professeur, les élèves sont souvent répartis dans d’autres salles et que lors d’absences de courte durée, il est habituel, en maternelle, de laisser les enfants avec des assistants opérationnels (40,5%).
Cependant, l’enquête attire justement l’attention sur le manque de ces assistants opérationnels (AO) en maternelle : Bien que 88,3% des groupes aient un AO attribué, 20,5% des répondants ont déclaré que « l’assistant n’accompagne pas le groupe pendant toute l’activité pédagogique quotidienne ».
Dans le 1er cycle, l’option la plus utilisée est de répartir les enfants dans d’autres classes (33,6%), et il est moins fréquent de recourir aux assistants opérationnels pour être responsables de la classe (19,7%) lors des courtes absences du professeur.
Le recensement a également permis de trouver des cas où les assistants opérationnels ont été dans les salles de classe pour garantir leur fonctionnement lors d’une grève : La situation a été rapportée par 15% des enseignants de maternelle et 8,3% de ceux du 1er cycle.
Pour José Feliciano Costa, les résultats de l’enquête confirment la « dégradation progressive des conditions » dans lesquelles travaillent ces professionnels.
