« La défense de la démocratie est non négociable et constitue une condition pour l’accès aux fonds. »

"La défense de la démocratie est non négociable et constitue une condition pour l'accès aux fonds."

« La défense de la démocratie et de l’État de droit est non négociable. C’est un prérequis pour l’accès à tous les fonds du prochain cadre financier pluriannuel », a déclaré la commissaire européenne Maria Luís Albuquerque, responsable des Services Financiers et de l’Union de la Surépargne et des Investissements, lors d’une audition parlementaire publique sur le Programme de Travail de la Commission Européenne (PTCE).

Le PTCE vise à stimuler la compétitivité et la résilience économique, ainsi qu’à renforcer la sécurité.

Ce document, présenté chaque année, établit la liste des initiatives politiques et législatives les plus importantes.

Le prochain cadre financier pluriannuel, proposé par la Commission Européenne, sera en vigueur entre 2028 et 2034, avec un budget de deux billions d’euros.

Ce budget a pour objectif de renforcer la souveraineté de l’Europe, de stimuler la compétitivité et la résilience.

L’ancienne ministre des Finances de Passos Coelho a souligné que, depuis le début du mandat de la commission actuelle en décembre 2024, l’Europe traverse l’une des périodes les plus exigeantes des dernières décennies, avec la guerre en Ukraine, des tentatives de coercition économique et des pressions sur l’industrie, la sécurité et la démocratie.

Ainsi, elle a défendu que « 2026 sera une année décisive et véritablement le moment pour l’Union Européenne d’assumer la responsabilité de garantir de manière autonome son avenir, de protéger ses citoyens, de créer des emplois de qualité, de soutenir ses entreprises, de consolider sa sécurité et sa défense », tout en maintenant fermement ses choix de partenariats avec les alliés.

Cependant, elle a souligné qu’aucun État membre, quelle que soit sa taille, ne peut répondre seul.

« Notre force réside dans l’action collective […] et dans la capacité de transformer la diversité en un avantage compétitif », a-t-elle insisté.

Maria Luís Albuquerque a détaillé que le programme de travail comprend des initiatives dans des domaines tels que la compétitivité, avec pour priorité de libérer le potentiel du marché unique.

La Commission envisage également de travailler sur des règles de passation de marchés publics pour accroître la transparence et simplifier les procédures.

Comme elle l’a souligné, la compétitivité passe par des initiatives politiques et industrielles claires et tournées vers l’avenir, notamment dans des secteurs comme l’automobile et l’énergie — ce dernier étant le « centre des priorités » de Bruxelles.

En matière de sécurité, la Commission lancera une initiative de défense européenne anti-drones, renforcera Europol et imposera des sanctions aux contrebandiers qui exploitent la condition humaine.

Cette année, un acte européen pour l’éducation sera également lancé pour préparer les nouvelles générations à un marché du travail en transformation.

Un effort sera également fait en matière de simplification réglementaire, « une priorité centrale de la Commission, depuis le premier jour de son mandat ».

Maria Luís Albuquerque a également considéré que le prochain cadre financier sera décisif pour le Portugal, soulignant qu’il importe d’utiliser ces ressources pour investir dans l’intégration du marché unique et soutenir l’innovation.

« Le Portugal a ici une opportunité stratégique », a-t-elle conclu.