La Cour suprême confirme 20 ans de prison pour un homme qui a tué sa femme par balle.

La Cour suprême confirme 20 ans de prison pour un homme qui a tué sa femme par balle.

Selon un arrêt du 29 janvier, consulté aujourd’hui par Lusa, le STJ rejette le recours déposé par l’accusé, qui affirme ne pas avoir eu l’intention de tuer et présente des rapports médicaux qui, à son avis, prouvent des limitations physiques significatives l’empêchant de tirer avec le contrôle et la précision nécessaires.

Les rapports indiquent que l’accusé a subi une lésion de la moelle épinière cervicale en 2019 et est atteint de tétraplégie (paralysie partielle ou totale des quatre membres).

« Compte tenu de l’état neurologique de l’accusé, il est hautement improbable, sinon impossible, qu’il ait pu effectuer un tir de manière délibérée et intentionnelle », indique le recours.

Des allégations qui n’ont pas convaincu le tribunal, soulignant que les informations des rapports médicaux sont postérieures à la date de l’homicide, « ne remettant en rien en cause les faits reconnus comme prouvés ».

« Cela se rapporte à sa situation actuelle, sans pertinence pour la révision de la décision rendue dans le processus », précise le tribunal.

Les juges rappellent que l’accusé est chasseur depuis l’âge de 20 ans et qu’en tant que tel, « il connaît parfaitement la manipulation des armes à feu, sachant bien qu’en pointant ladite arme vers des organes vitaux et en effectuant trois tirs à courte distance de la victime, ceux-ci étaient un moyen propre à causer la mort ».

« Nous ne pouvons pas oublier qu’un chasseur ne tire pas trois coups sur un animal si celui-ci cède immédiatement après le premier. Il ne le fait que si les premiers tirs ne l’atteignent pas ou ne l’atteignent pas dans une zone mortelle », ajoutent-ils.

Pour les juges, l’accusé n’a tiré les trois coups que parce que les deux premiers ont touché le bras et l’épaule de la victime « et cela pourrait ne pas être suffisant pour la tuer ».

Les faits remontent au 23 août, vers 21h00, lorsque l’accusé, après une dispute, a pris un fusil et tiré trois fois dans la direction de la femme, l’atteignant à l’épaule gauche, au bras et à la gorge, lui causant la mort.

Après le crime, il a contacté un ami et est allé se rendre à la GNR.

Au cours du procès, un fils du couple a relaté divers épisodes de violence physique et verbale que l’accusé a perpétrés sur la femme pendant plus de 15 ans.

L’accusé a été condamné à 20 ans de prison pour homicide qualifié aggravé.