La CMVM va proposer la création d’un compte individuel d’épargne et d’investissement

La CMVM va proposer la création d'un compte individuel d'épargne et d'investissement

Une proposition sera présentée au gouvernement concernant la création d’un Compte d’Épargne et d’Investissement Individuel (CPI), en accord avec les recommandations de la Commission européenne », a annoncé le président de l’institution, Luís Laginha de Sousa, lors de la présentation des priorités de la CMVM pour 2026, à Lisbonne.

Le responsable a assumé qu' »il n’existe pas de solution miracle pour aider au développement du marché », mais a souligné que « si le compte est adéquatement défini et mis en œuvre, il peut jouer un rôle très pertinent ».

C’est un travail qui « est avancé et nous espérons que dès que possible, nous serons en mesure de présenter, sur la base de notre réflexion, les caractéristiques à inclure dans ce compte », a-t-il indiqué, ajoutant que le gouvernement évaluera ensuite et prendra une décision.

Le responsable a rappelé que, dans le passé, la CMVM a déjà envisagé « la possibilité de créer un compte à faibles coûts », mais a estimé qu’il n’était pas opportun de poursuivre dans cette voie. Cependant, il est prévu que les coûts associés au compte puissent également « faire partie des composantes » incluses.

José Miguel Almeida, membre du Conseil d’Administration de la CMVM, également présent lors de la conférence de presse, a souligné que ce compte éventuel comprendrait plusieurs aspects, notamment un volet fiscal, sachant qu’au Portugal, le régime « a plusieurs dimensions selon le type de produits », ainsi que la diversité des actifs pouvant constituer le compte.

« Il y a de multiples dimensions concernant le compte qui, selon la recommandation et d’autres expériences connues en Europe, permettent d’implémenter des comptes avec succès », a ajouté-t-il.

Le responsable a également noté que les coûts devraient être bas pour le rendre attractif, mais il existe aussi « des coûts structurels pour maintenir ces comptes dans le système ».

Interrogés sur la possibilité que ce produit soit proposé par les banques commerciales, les responsables ont souligné qu’un compte, s’il existe, devra toujours être soutenu par ceux qui peuvent agir et fournir des comptes, sachant qu’en Europe, il existe plusieurs modèles différents.

José Miguel Almeida a également souligné qu’il doit y avoir une attractivité pour les entités qui vont proposer ce compte, notant que « le succès de tout instrument repose sur son attractivité pour l’acheteur et le fournisseur ».