Dans une communication adressée aux employés, à laquelle l’agence Lusa a eu accès aujourd’hui, Luís Mendes Cabral affirme que les installations actuelles de l’INEM dans la capitale, qui abritent le siège et un des Centres de Gestion des Patients Urgents (CODU), ne garantissent plus, depuis plusieurs années, « l’espace, la qualité et les conditions nécessaires » pour une performance élevée de leurs fonctions.
Les appels passés au 112 sont réceptionnés par les forces de sécurité dans les centres d’urgence, qui dirigent vers les Centres de Gestion des Patients Urgents (CODU) de l’INEM les cas relatifs à la santé.
Une source de l’institut a indiqué à Lusa que le transfert de l’INEM de Lisbonne à Oeiras nécessite l’avis de la société publique ESTAMO, chargée de la gestion intégrée du patrimoine immobilier de l’État.
Dans cette consultation auprès des employés, le responsable de l’institut rappelle également que la restructuration en cours impliquera un renforcement du personnel et que la Commission Technique Indépendante a recommandé que le service des urgences médicales préhospitalières « devrait avoir un siège où se trouvent les organes de direction, les services de soutien et d’aide à la décision ainsi qu’une direction des services opérationnels ».
De plus, Luís Mendes Cabral a fait référence aux propositions d’action du Conseil National de Planification Civile et d’Urgence, qui soulignent la nécessité de « promouvoir une plus grande autonomie des CODU et de garantir des communications avec le service 112 ou l’installation des CODU à proximité du service 112 ».
Le président de l’INEM avance également qu’une des tours du bâtiment où se trouve le Centre Opérationnel du Sud (COSUL) — un des centres du 112 opéré par la PSP -, à Oeiras, est disponible pour installer le siège de l’INEM, ce qui permettrait de concentrer en un seul lieu tous les services actuellement dispersés dans différents sites à Lisbonne.
Avec la communication envoyée cette semaine, le conseil d’administration de l’INEM a voulu consulter la Commission des Travailleurs (CT) sur « l’impact qu’une telle mesure pourrait avoir » sur les employés, « ainsi que demander des suggestions pour atténuer tout trouble que cette décision pourrait causer ».
Dans un communiqué, la CT a indiqué aujourd’hui que, sans éléments concrets, elle ne donnera pas d’avis sur le déménagement, car cela « équivaudrait à légitimer une procédure sans base factuelle, technique et économico-financière suffisante ».
« La CT n’accepte pas une ‘consultation’ sans documentation complète. Avancer avec une opération de cette nature sur la base de généralités est inacceptable, met en péril les conditions de travail, la continuité opérationnelle (y compris CODU/tours) et peut compromettre l’intérêt public et le patrimoine de l’institut, bien que la nécessité de meilleures installations pour tous les professionnels soit consensuelle », a-t-elle averti.
En ce sens, elle a exigé plusieurs éléments, comme la délibération du Conseil d’Administration de l’INEM, le calendrier, le plan de migration vers les nouvelles installations, le cadre juridique, les coûts totaux et pluriannuels et l’impact sur les travailleurs, entre autres.
« La CT a clairement indiqué que son avis ne sera émis qu’après réception complète des informations demandées », a souligné le communiqué, ajoutant qu’une des prochaines étapes sera l’organisation d’une Assemblée Générale des Travailleurs, prévue pour le 5 mars.
L’organe représentatif des travailleurs a également assuré qu’il « ne validera pas des décisions irréversibles sans transparence, sans base documentaire et sans évaluation sérieuse des impacts ».
