Industrie pharmaceutique. La compensation à l’État pourrait atteindre 300 millions

Industrie pharmaceutique. La compensation à l'État pourrait atteindre 300 millions

« Pour la période en question, l’Apifarma estime que les montants totaux de ces mécanismes de compensation financière à l’État atteignent environ 300 millions d’euros, montant qui doit nécessairement être pris en compte dans l’analyse des 2,2 milliards d’euros indiqués comme dépense en médicaments dans les Unités Locales de Santé (ULS), car il réduit de manière significative l’impact net de ce montant », a déclaré l’association dans un communiqué.

Selon l’association de pharmacies, la dépense des ULS d’environ 2,2 milliards d’euros en médicaments au cours des dix premiers mois de 2025 ne reflète donc pas les contributions résultant de la mise en œuvre de l’accord entre le Gouvernement et l’Apifarma, ni la totalité des contrats de financement.

Le rapport de l’Autorité Nationale du Médicament (Infarmed), consulté aujourd’hui, indique que le Service National de Santé (SNS) a eu une dépense dans ce domaine de 2,206 milliards d’euros au cours des dix premiers mois de 2025.

Selon l’Infarmed, les médicaments utilisés dans les hôpitaux ont représenté 96 % de cette dépense – 2,126 milliards d’euros -, laissant les 80 millions restants aux soins de santé primaires (centres de santé).

D’après l’Infarmed, les médicaments oncologiques ont été responsables de plus de 766 millions d’euros, représentant près de 35 % de la dépense totale du SNS pour la période en question, tandis que le domaine thérapeutique du VIH a absorbé environ 209 millions d’euros.

Les dépenses pour les médicaments à indication oncologique ont augmenté de presque 126 millions d’euros par rapport à l’année précédente, tandis que les médicaments pour le VIH ont représenté une augmentation de 4,3 millions d’euros dans la dépense des ULS.

Au niveau de l’ambulatoire, la dépense du SNS en médicaments a atteint 1,569 milliard d’euros jusqu’en octobre 2025, soit 177 millions de plus que pour la même période en 2024, tandis que les patients ont dépensé environ 801 millions d’euros dans les pharmacies.