Il n’y a pas de poisson frais de la côte portugaise, mais… APED fait le bilan.

Il n'y a pas de poisson frais de la côte portugaise, mais... APED fait le bilan.

« Il n’y a, à ce moment, aucune contrainte dans le pays concernant l’approvisionnement de la chaîne de valeur des produits », a assuré Gonçalo Lobo Xavier, directeur général de l’APED, dans des déclarations à l’agence Lusa.

Malgré « quelques retards dans les livraisons aux magasins », en raison de la nécessité de modifier les itinéraires de transport à cause des multiples routes coupées, notamment l’autoroute A1, l’association a souligné que les entreprises concernées, tant au niveau de la distribution que du transport, ainsi que les autorités telles que la protection civile, « ont été irréprochables pour trouver des itinéraires alternatifs ».

« Donc, la vérité est que, même avec ces contraintes, il y a des alternatives et il n’y a aucun problème logistique d’approvisionnement des magasins« , a-t-il réitéré.

Concernant la disponibilité des produits, le responsable de l’APED a précisé que « il n’y a pas de poisson frais » de la côte portugaise dans les magasins « parce que les pêcheurs ne sont pas sortis » à cause de l’agitation marine, mais a souligné que cela ne signifie pas que « l’on ne trouve pas de poisson sur les étals ».

« Ce que nous faisons, c’est de le chercher dans d’autres régions, nous avons du poisson congelé et du poisson d’élevage de diverses origines », a-t-il expliqué, précisant que l’on va « chercher beaucoup de poisson en Afrique du Nord », par exemple, mais que cela « n’aura aucun impact sur les prix, car ce sont déjà des routes de fournisseurs habituels ».

En ce qui concerne les produits agricoles, en particulier les fruits et légumes, Gonçalo Lobo Xavier a exprimé « des préoccupations pour les fournisseurs » des régions les plus touchées par le mauvais temps, « qui ont vu leurs productions décimées et qu’il faut aider pour qu’ils récupèrent rapidement ».

Quant à la possible pénurie de ces produits dans les magasins, il a rappelé que « le Portugal n’est en aucune manière autosuffisant en produits agricoles, donc chaque détaillant a déjà ses fournisseurs habituels d’autres régions », pouvant renforcer les commandes de l’extérieur en cas de besoin.

« Le marché fonctionne, il faut garder un peu de sérénité », a souligné le dirigeant associatif, garantissant en outre qu' »il n’y a pas de raison immédiate de penser que les prix vont augmenter ».

Expliquant que « de nombreuses dynamiques sont en cours », le directeur général de l’APED a admis que « le marché a effectivement exercé une pression sur certains produits, mais ce n’est pas à cause des situations liées au mauvais temps ».

Pour illustrer son propos, il a cité le cacao et la viande, notant que cette dernière « a vu son prix augmenter de manière continue ces derniers temps, soit par des processus réglementaires, soit par des obligations législatives nécessitant d’autres types d’investissements, soit parce que les prix des aliments pour animaux ont augmenté successivement ».

Seize personnes sont décédées au Portugal suite aux passages des dépressions Kristin, Leonardo et Marta, qui ont également causé des centaines de blessés et de déplacés.

La destruction totale ou partielle de maisons, d’entreprises et d’équipements, la chute d’arbres et de structures, la fermeture de routes, d’écoles et de services de transport, ainsi que les coupures d’énergie, d’eau et de communications, les inondations et crues sont les principales conséquences matérielles de la tempête.

Les régions Centre, Lisbonne et la Vallée du Tage et l’Alentejo sont les plus affectées.

Le gouvernement a prolongé l’état de calamité jusqu’au 15 pour 68 communes et a annoncé des mesures de soutien jusqu’à 2,5 milliards d’euros.