«Nous avons exploré un concept appelé ‘synchronisation de la diversité’ qui concerne l’idée que plusieurs phénomènes se produisent simultanément dans le monde et qu’ils sont d’une manière si accablante que leur articulation est difficile à assimiler. Nous comprenons que le corps est submergé par une série de phénomènes et ce que nous explorons dans la danse, c’est cette diversité sur scène et comment ce chaos peut d’une certaine manière se réorganiser», a expliqué à Lusa le directeur artistique du festival, Rui Torrinha.
Le programmateur a ajouté que le concept repose sur «cette idée que l’humanité vit simultanément interconnectée et que la danse est l’un des gestes primordiaux».
«Cette idée d’apporter la diversité sur scène passe aussi par l’intergénérationnel, diverses géographies, diverses esthétiques et la manière dont tout cela nous situe et nous constitue socialement. Ensuite, nous avons ici des strates qui reflètent la longue relation que nous avons avec des artistes, qui reviennent et qui ont été les investisseurs du crédit du festival. Et ensuite, toujours ce qui nous motive également, c’est de découvrir de nouvelles voix, d’ouvrir des espaces pour ceux qui créent et émergent», a affirmé Torrinha, qui a souligné que le festival est «bien plus que des spectacles».
Ainsi, avant le spectacle qui ouvre la programmation du festival, le GUIdance commencera avec une initiative qui emmène certains des chorégraphes participants dans les écoles de la commune, suivie de «Bailar Fora de Casa» pour inviter ceux qui souhaitent rejoindre la danse en cercle de l’Associação Os 20 Arautos.
Ce soir, Olga Roriz présente au Centre Culturel Vila Flor (CCVF) «O Salvado», tandis que vendredi, Janet Novás & Mercedes Peón montent sur la scène du Théâtre Jordão pour «Mercedes máis eu».
Samedi, le GUIdance accueille la première mondiale de «Tender Riot», d’Ana Rita Xavier, Daniel Conant, Madison Pomarico, Andy Pomarico, Jonas Friedlich, Maurícia Barreira Neves et Belisa Branças, qui rassemble «sept artistes des domaines de la danse, de la musique, des arts visuels et de la performance pour leur première collaboration».
Le même jour, le festival accueille la première nationale d’un programme double de la Compagnie Marie Chouinard, qui inclut une revisitation de la pièce «bODY_rEMIX/gOLDBERG _vARIATIONS», de 2005, et la nouvelle «MAGNIFICAT», toutes deux accompagnées de musique de Johann Sebastian Bach.
Jusqu’au 14, des chorégraphes tels que Tânia Carvalho, qui fera deux premières mondiales de deux solos pour Marta Cerqueira et Bruno Senune, Ermira Goro (avec le spectacle «Sirens» en première nationale), Joana von Mayer Trindade & Hugo Calhim Cristóvão, qui feront la première mondiale de «Quando Vem a Taciturna de Limiar em Limiar o Presente Frágil», avant que le festival ne se ferme avec la compagnie d’Akram Khan et «Chotto Desh», également en première nationale.
En cours de route, il y aura des débats, des visites d’écoles, des discussions avec certains des protagonistes du festival, les initiatives «Bailar Fora de Casa», à l’Associação Os 20 Arautos, et «Bailar em Casa», à la Casa da Memória, avec un avertissement qu’«il n’est pas nécessaire de savoir danser» pour participer.
