«Le non-respect de la législation par les autorités concernant le paiement de l’indemnité d’installation [à laquelle nous estimons avoir droit] a conduit à cette paralysie, résultant du besoin de manifester notre inquiétude et notre mécontentement face à la situation professionnelle qui nous a affectés ces derniers mois, ainsi que de défendre les droits et garanties que la législation portugaise accorde aux travailleurs des fonctions publiques», déclarent les enseignants dans une note à la presse.
Le groupe de 31 enseignants a dispensé des cours à l’École portugaise de Dili en mobilité statutaire, ayant terminé leurs fonctions le 31 août 2025.
Les enseignants ont participé au concours interne, réalisé en juillet 2025, mais le résultat et l’acceptation correspondante ne sont intervenus que lorsqu’ils étaient déjà en vacances au Portugal.
En partant pour le Portugal, les enseignants ont quitté leurs maisons et vendu leurs moyens de transport, faute de connaître les résultats du concours, et estiment avoir droit à l’indemnité d’installation non seulement parce qu’il s’agit d’un nouveau contrat, mais aussi parce qu’ils ont dû se réinstaller dans la capitale timoraise.
Le groupe, d’environ 30 enseignants de l’École portugaise de Dili, avait initialement convoqué une grève de durée indéterminée à partir du 30 octobre, mais a décidé de suspendre la paralysie après que la direction de l’École portugaise de Dili ait révoqué la décision de restitution de ladite indemnité.
Ce mois-ci, un nouvel ordre de service annule la décision prise et exige que ces enseignants remboursent l’indemnité d’installation.
«Dans ce contexte, ces enseignants estiment que la position finale prise par la direction n’est pas suffisamment fondée, crée une instabilité et un sentiment de découragement qui ne favorise pas un bon climat dans l’école, important pour le développement du processus pédagogique», soulignent-ils dans la note.
Dans des déclarations aux journalistes, le directeur de l’École portugaise de Dili, Manuel Alexandre Marques, a expliqué que, selon l’interprétation du ministère de l’Éducation, les enseignants qui étaient déjà au Timor-Leste ne se sont pas désinstallés et n’ont pas droit à l’indemnité d’installation.
Manuel Alexandre Marques a également indiqué que les enseignants ont connu le résultat du concours avant de partir en vacances.
«Le résultat du concours est sorti le 23 juillet, les enseignants sont pratiquement tous partis en vacances après cette date. Cette interprétation vient du ministère et je dois m’y conformer», a-t-il déclaré.
