Francisco Brito, social-démocrate, élu président de l’Anafre.

Francisco Brito, social-démocrate, élu président de l'Anafre.

Francisco Brito a dirigé une liste unique présentée au suffrage pour le Conseil Directif, issue d’un accord entre le PSD, le PS et le PCP, approuvée avec 788 voix (89,1%) et 96 votes blancs.

 

977 votants étaient inscrits, 884 votes ont été validés (91%), avec une abstention de 93 votants (9%).

La liste unique pour le Bureau du Congrès a obtenu 803 voix en faveur (90,8%) et le Conseil Fiscal 798 (90,3%).

Pour le prochain mandat, l’Anafre a approuvé aujourd’hui à la majorité (avec huit abstentions) le document « Lignes Générales d’Action 2026/2030 » qui prévoit la révision de la loi des finances locales (LFL) comme une « priorité absolue » pour assurer l’augmentation progressive de la participation de ces autarcies aux impôts de l’État, passant de 2,5% à 5% en cinq ans.

Les paroisses souhaitent avoir un accès « effectif et progressif » aux fonds communautaires, notamment dans le cadre du PT2030 et des futurs cadres financiers, en assurant le lancement de l’avis de financement au cours de 2026, avec une exécution à partir de 2027.

Selon le document, les conseils doivent bénéficier d’une « égalité des chances d’accès au crédit, similaire à ce qui est observé pour les municipalités », bien que « en respectant la taille et la capacité financière des paroisses », avec la garantie que « le recours au crédit est exclusivement destiné à l’investissement public local ».

Les paroisses souhaitent également, pour le prochain mandat, être exemptées du paiement de la TVA sur les activités « exercées dans le cadre du pouvoir d’autorité », l’application du taux réduit de TVA (6%) pour l’acquisition de véhicules et biens essentiels à leur activité, et la création de programme spécifiques pour atténuer l’impact fiscal sur leurs budgets respectifs.

L’Anafre a défendu la dignification des élus locaux, par la révision urgente du Statut de l’Élu Local, soulignant qu’aucun élu de paroisse ne doit être pénalisé dans sa vie professionnelle pour l’exercice de fonctions publiques.

Elle a également réclamé la mise à jour des rémunérations et reconnaissance de ces fonctions pour effet de protection sociale et de carrière contributive.

Parmi les 17 propositions adoptées, les paroisses souhaitent aussi la conclusion du processus des transferts de ressources, garantissant l’évaluation périodique des compétences décentralisées et un « renforcement des moyens techniques et financiers » chaque fois que nécessaire, afin de « stabiliser le régime de décentralisation entre municipalités et paroisses ».

La réorganisation du territoire est un autre point critique : l’association souhaite conclure les processus de création ou rétablissement de paroisses, en assurant des moyens adaptés aux nouvelles unités administratives et en respectant la volonté des populations.

Concernant les services, ces communes veulent renforcer le rôle des paroisses dans la prestation de services publics à travers les Espaces Citoyen, avec plus de soutien financier et technique et l’élargissement des services disponibles, pour rentabiliser ces structures, et elles souhaitent également recevoir 50% des recettes générées par les services fournis dans ces espaces d’appui aux citoyens, alors que le montant est actuellement de 10%.

À l’instar de ce qui se fait pour les municipalités, les paroisses souhaitent avoir droit de préférence à l’achat de biens immobiliers publics ou privés, destinés à l’installation de services, équipements sociaux, culturels, administratifs ou d’usage à des fins d’habitation publique, et qu’un Programme National de Soutien aux Sièges des Paroisses soit créé pour la construction, la requalification et la modernisation de ces installations.

Dans les quatre prochaines années, l’Anafre défendra également la création d’un Programme d’Intégration des Travailleurs Précaires des paroisses, en accord avec le Budget de l’État, pour assurer la stabilité de l’emploi et « renforcer la capacité de réponse des services locaux ».

Environ 1.300 délégués étaient inscrits au XX Congrès de l’Anafre, qui s’achève aujourd’hui à Portimão, sous le thème « +Paroisses – Agir et Penser le Portugal », bien que quelques dizaines n’aient pas été présentes en raison de travaux dans leurs territoires respectifs, frappés par la dépression « Kristin ».