Fenprof critique le financement de places en préscolaire dans les établissements privés

Fenprof critique le financement de places en préscolaire dans les établissements privés

« La Fenprof exige que le gouvernement investisse dans la création d’un réseau public de crèches intégré au système éducatif et l’élargissement du réseau public de l’éducation préscolaire, garantissant qu’aucun enfant ne reste sans réponse dans l’école publique », affirme la fédération dans un communiqué.

Au début du mois de juillet, le gouvernement a lancé un appel d’offres pour la conclusion de contrats d’association afin de répondre aux plus de 12 000 places manquantes dans le réseau d’éducation préscolaire, principalement dans la région de Grande Lisbonne.

Les 12 475 places à pourvoir sont réparties sur 65 communes, la majorité (8 965) dans la région de Grande Lisbonne, et il y a 10 paroisses où il manque plus de 200 places – dont la moitié dans la commune de Sintra – et plus de 30 où il manque entre 100 et 175 places.

La valeur de la subvention financière est attribuée par enfant, correspondant à 208,05 euros, ou 15 000 euros de subvention financière relative à l’encouragement à l’ouverture de nouvelles salles.

« Ce sont plus de 42,5 millions d’euros donnés sur un plateau aux privés entre 2025/2026 et 2027/2028 », souligne la Fenprof, qui critique le choix de l’exécutif de recourir au secteur privé et coopératif pour répondre au problème.

Citant des données récemment divulguées par la Direction générale des statistiques de l’éducation et de la science (DGEEC), la Fenprof indique que pour l’année scolaire 2023/2024, le réseau public a assuré seulement 54,6 % des besoins, avec 147 210 enfants inscrits.

« Ces chiffres démontrent le manque de jardins d’enfants du réseau public, particulièrement dans les grands centres urbains, et, par conséquent, le manque de places pour fréquenter l’éducation préscolaire », considère l’organisation syndicale, insistant sur la nécessité « d’assurer les places dans le réseau public pour tous les enfants de ces tranches d’âge ».

Outre le préscolaire, les représentants des professeurs et éducateurs défendent également la création d’un réseau public de crèches, garantissant des places pour tous les enfants jusqu’à 3 ans.