Fédération des Açores contre la réduction de 3 centimes sur le prix du litre de lait

Fédération des Açores contre la réduction de 3 centimes sur le prix du litre de lait

« La mesure, justifiée par l’UNICOL par une conjoncture prétendument défavorable, ne convainc pas les producteurs, d’autant plus qu’elle atteint un niveau sans précédent », a déclaré l’organisme présidé par Jorge Rita dans un communiqué de presse.

 

Selon la direction de la FAA, la mesure qui est entrée en vigueur aujourd’hui « anéantit les efforts d’investissement des agriculteurs et des jeunes agriculteurs » qui bénéficient du Plan Stratégique de la Politique Agricole Commune (PEPAC).

Dans le communiqué, une « vive inquiétude » est exprimée quant aux effets que la décision « unilatérale de l’UNICOL pourrait avoir sur les autres îles, contaminant le reste de l’industrie et créant des attentes négatives pour le secteur ».

La fédération indique que face à une situation qu’elle considère « complexe et très difficile », elle proposera au Gouvernement Régional des Açores (PSD/CDS-PP/PPM) « la reconversion pour trois mille nouveaux droits de vaches allaitantes, dans le transfert du lait vers la viande », une mesure qui devrait concerner une cinquantaine de producteurs.

« Cette option, bien que non souhaitée, s’avère urgente en raison de l’industrie elle-même », a-t-elle justifié.

Selon Antena 1/Açores, le conseil d’administration de la coopérative agricole a communiqué la mesure par écrit aux producteurs.

« En raison de la conjoncture défavorable, l’UNICOL informe les producteurs que le prix de base du lait baisse de trois centimes par litre à partir du 1er février », a informé l’UNICOL, installée sur l’île de Terceira.

Le Chega/Açores a également réagi dans un communiqué, affirmant que la décision est « un coup supplémentaire » pour le secteur laitier de la région.

« Cette réduction, désormais de trois centimes par litre de lait, dans deux îles où le lait est déjà payé le moins cher à la production, met en péril le revenu des producteurs et crée une instabilité économique pour ceux qui travaillent du lever au coucher du soleil, sans dimanches ni jours fériés », déclare le parti.

Pour le Chega/Açores, « cette baisse du prix du lait est un facteur de démotivation supplémentaire, poussant de nombreux producteurs à la reconversion de leurs pâturages et mettant en danger l’activité laitière dans la région ».