Familiers de la femme enceinte de Murtosa accusés de diffamer Fernando Valente

Familiers de la femme enceinte de Murtosa accusés de diffamer Fernando Valente

La première audience du procès, menée par un tribunal individuel, est fixée au 22 septembre au Tribunal de Estarreja, dans le district d’Aveiro, selon le portail de justice Citius consulté par l’agence Lusa.

 

Le cas trouve son origine dans plusieurs publications faites par la tante et la sœur jumelle de Mónica Silva sur le réseau social Facebook, ainsi que dans des déclarations faites à divers médias, où elles accusent Valente d’être le père de l’enfant que Mónica Silva portait et de l’avoir assassinée.

Fernando Valente a avancé une accusation particulière contre les deux, imputant à la tante de Mónica six crimes de diffamation et un crime de diffamation à la sœur jumelle.

L’homme d’affaires, qui a été jugé et acquitté de l’homicide de Mónica Silva, demande également une indemnisation de six mille euros pour dommages moraux subis.

Le Ministère Public (MP) a décidé de suivre partiellement l’accusation, estimant qu’il existe suffisamment d’indices pour seulement deux crimes de diffamation aggravée concernant la tante de Mónica, pour des faits survenus le 06 novembre 2024, sans suivre l’accusation contre la sœur de la femme enceinte.

Fernando Valente a été acquitté le 8 juillet, au Tribunal d’Aveiro, des crimes d’homicide qualifié, d’avortement, de profanation de cadavre, d’accès illégitime et d’acquisition de fausse monnaie destinée à être mise en circulation.

Le tribunal du jury a également rejeté les demandes d’indemnisation présentées par les enfants mineurs de la victime et par le veuf.

Le tribunal a également déclaré éteinte la mesure de coercition de l’assignation à résidence à laquelle l’accusé était soumis, et celui-ci a quitté le Palais de Justice en liberté.

Le MP et la famille de Fernando Valente ont annoncé leur intention de faire appel de la décision devant la Cour d’appel de Porto.

Fernando Valente a été arrêté par la Police Judiciaire en novembre 2023, plus d’un mois après la disparition de la femme, âgée de 33 ans, qui était enceinte de sept mois.

Le MP a accusé l’accusé d’avoir tué la victime et le fœtus qu’elle portait, le soir du 3 octobre 2023, dans son appartement à Torreira, pour éviter qu’on ne lui impute la paternité et qu’ils ne bénéficient de son patrimoine.

L’accusation indiquait également que, durant la nuit du 4 octobre et les jours suivants, l’accusé se serait débarrassé du corps de la victime, l’emmenant dans un endroit inconnu, le cachant et empêchant qu’il ne soit retrouvé jusqu’à aujourd’hui.