Une source du bureau de Paulo Rangel a déclaré à 08h15 qu’il n’y avait pas d’indication de victimes portugaises jusqu’à ce matin, ajoutant que le gouvernement continue de suivre la situation.
Dans une note publiée dimanche soir sur le réseau social Facebook, le ministère des Affaires étrangères a écrit que le « gouvernement portugais regrette profondément le grave accident survenu à Cordoue, qui a causé plusieurs victimes mortelles et des blessés ».
Un train de la compagnie Iryo, parti de Malaga à 18h40 dimanche à destination de Puerta de Atocha avec 317 personnes à bord, a déraillé ses trois derniers wagons à 19h39 locales, soit une heure de plus qu’à Lisbonne, et a envahi la voie contiguë, sur laquelle circulait au même moment un autre train de la Renfe à destination de Huelva, qui a également déraillé.
Les wagons de l’Iryo ont heurté les deux premiers wagons du train de la Renfe, qui ont été projetés et sont tombés dans un talus d’environ quatre mètres.
Selon les sources de l’enquête consultées par l’agence EFE, 39 personnes sont mortes et 73 sont hospitalisées, dont 24 dans un état grave, parmi lesquelles quatre mineurs.
Lors d’une conférence au début de la matinée d’aujourd’hui, le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, a déclaré ne pas avoir d’explication pour l’accident, qui impliquait deux trains à grande vitesse, et qu’il faudra attendre le résultat d’une enquête menée par une commission spécialisée et compétente pour ces cas.
Óscar Puente a qualifié l’accident, « sur une ligne droite », de « très étrange », révélant que la voie a été entièrement rénovée récemment dans des travaux terminés en mai dernier, et que le train qui a déraillé initialement était « pratiquement neuf » et a environ quatre ans.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, se rend ce matin sur le lieu de l’accident, selon son bureau.
