ERS alerte les prestataires de santé pour garantir des soins « humanisés ».

ERS alerte les prestataires de santé pour garantir des soins "humanisés".

L’alerte du régulateur de la santé survient à la suite de plusieurs plaintes d’usagers signalant « des situations incompatibles avec le principe et les pratiques d’humanisation des soins de santé », tenant compte du cadre légal et des orientations en la matière.

 

L’ERS souligne dans l’alerte de supervision « Humanisation des soins de santé », publiée aujourd’hui, que tous les prestataires de soins de santé, qu’ils disposent ou non de structures formelles d’humanisation, doivent veiller à ce que les soins soient techniquement corrects et humanisés.

Selon le régulateur, la communication avec les usagers ou leurs représentants légaux doit être claire et cordiale, en fournissant des ressources appropriées chaque fois que l’état de santé l’exige, comme des fauteuils roulants, des brancards ou des mesures de confort.

Les usagers doivent être appelés par leur nom, écoutés et voir leur dignité préservée, et les décisions thérapeutiques doivent inclure une évaluation clinique complète, prenant en compte les antécédents médicaux, les symptômes, les examens et l’examen physique, sans se baser exclusivement sur des moyens complémentaires de diagnostic, souligne-t-il.

Par ailleurs, la confidentialité doit être respectée, en évitant les commentaires non pertinents devant d’autres professionnels ou tiers.

Des soins d’hygiène doivent être garantis, comme le bain, le changement de vêtements, l’utilisation des toilettes et la modification de la position des patients alités, toujours dans le respect de la vie privée.

Les infrastructures doivent assurer propreté, ventilation, éclairage naturel, couleurs et signalisation qui préservent la dignité et le bien-être.

Au moment de la sortie, le patient doit recevoir des vêtements adéquats, une lettre de sortie ou un document similaire avec des instructions sur les soins, les signes d’alerte et la continuité du suivi, précédée d’une évaluation du soutien à domicile disponible, en coordination avec les proches, le médecin de famille ou l’équipe de soins continus.

En soins palliatifs et situations de fin de vie, un espace digne pour l’adieu à la famille et un respect absolu des croyances individuelles du patient doivent être assurés, indique l’ERS.

Dans le cadre de la grossesse, l’autonomie de la femme, les pratiques d’accouchement humanisé et l’allaitement doivent être respectés, et en cas de perte de grossesse, les patients doivent être logés dans des salles séparées des femmes en post-partum et des nouveau-nés.

Pour les usagers mineurs, la présence des parents ou des représentants légaux et le bien-être affectivo-émotionnel doivent être assurés, en évitant les pratiques compromettant l’interaction avec les professionnels ou d’autres enfants.

En matière de santé mentale, les usagers doivent être traités de manière humaine, digne et non stigmatisante, et les mesures de contention physique ne doivent être appliquées que lorsqu’elles sont cliniquement justifiées, en privilégiant les alternatives respectant la dignité du patient.

Les commissions d’humanisation des unités locales de santé et de l’Institut portugais d’oncologie, ainsi que les initiatives équivalentes dans les secteurs public, privé ou social, doivent adopter toutes les mesures nécessaires pour garantir que les patients reçoivent des soins adéquats, humanisés et centrés sur la personne.