« Désormais, easyJet valide automatiquement les données fournies par les résidents sur la plateforme numérique. Cela permet à tous les passagers voyageant avec la compagnie aérienne de recevoir leurs remboursements plus rapidement et sans formalités administratives », indique un communiqué.
La compagnie low-cost qualifie cela de « progrès significatif », car peu après l’achat d’un vol éligible, les passagers peuvent accéder immédiatement au remboursement auquel ils ont droit, « dans une relation qui reste directe et exclusive entre l’État portugais et le résident bénéficiaire ».
« Nous sommes extrêmement fiers de diriger cette révolution numérique à Madère, ce qui reflète notre engagement à faciliter la vie des résidents qui choisissent easyJet pour voyager vers le continent », lit-on dans le communiqué.
La compagnie ajoute que la plateforme numérique de validation automatique constitue une « avancée significative dans la simplification et l’accélération de tout le processus », rendant l’expérience de vol « encore plus simple et sûre ».
« C’est également un pas fondamental dans la prévention de la fraude, qui réaffirme easyJet comme une compagnie attentive aux besoins de ses passagers et pionnière dans l’adoption de solutions technologiques », déclare José Lopes, directeur de la compagnie au Portugal, cité dans le communiqué.
Par ailleurs, tous les clients d’easyJet utilisant une carte de crédit pour l’achat de leur vol, verront leur remboursement effectué avant la date de règlement de celui-ci.
« Ainsi, les résidents […] supporteront exclusivement, dès l’achat du billet, uniquement la part du tarif qui leur est due », indique la note, ajoutant que la validation automatique des données « élimine la nécessité de multiples démarches et documents papier, réduisant drastiquement la bureaucratie et l’impact financier existant dans le processus antérieur ».
EasyJet souligne que le SSM est un outil fondamental de cohésion sociale et territoriale et que le projet a résulté en un Mémorandum d’Entente (MdE) signé entre l’entreprise et l’Entité de Services Partagés de l’Administration Publique, représentant le Gouvernement de la République.
« Ce MdE contribue directement à atténuer les effets de l’insularité, notamment auprès des jeunes générations vivant/étudiant sur les îles et le continent », indique-t-il, précisant qu’il continuera à innover pour offrir des solutions qui simplifient la vie des clients, notamment « en augmentant et facilitant la connectivité des habitants de Madère et de Porto Santo au Portugal continental et à l’Europe ».
Créée en 2015, la subvention sociale de mobilité prévoit un remboursement pour les résidents, résidents assimilés et étudiants des deux régions autonomes, correspondant à la différence entre le coût éligible du billet, payé intégralement par le passager, et le tarif maximal supporté par le résident, défini par décret.
Pour les liaisons entre Madère et le continent, le tarif maximal pour les résidents est de 79 euros et pour les étudiants de 59 euros, avec un coût éligible maximum de 400 euros pour l’île de Madère et de 500 euros pour Porto Santo.
Aux Açores, le tarif maximal supporté par les résidents pour les voyages (aller-retour) vers le continent est de 119 euros et celui pour les étudiants est de 89 euros, avec un plafond de 600 euros pour le coût éligible du billet.
Pour les voyages entre les deux archipels, le tarif maximal des résidents est de 79 euros et celui des étudiants de 59 euros, avec un plafond maximal de 600 euros pour le coût éligible des billets.
Le 30 janvier, le Gouvernement a décidé de prolonger la suspension de la vérification des dettes fiscales et contributives pour les bénéficiaires de la subvention sociale de mobilité (SSM) aux Açores et à Madère jusqu’au 31 mars, afin d’éviter des problèmes dans les paiements.
La suspension avait initialement été fixée jusqu’au 31 janvier 2026, mais le Ministère des Infrastructures a indiqué que « le processus d’évaluation étant encore en cours en coordination avec les gouvernements régionaux, il convient de maintenir la suspension de cette exigence jusqu’au 31 mars 2026, pour que les paiements via la plateforme électronique ne soient pas affectés ».
Le décret introduisant cette obligation, daté du 6 janvier, a suscité la contestation des gouvernements régionaux et des partis politiques des Açores et de Madère, qui ont accusé le Gouvernement de discriminer les citoyens des régions autonomes.
Pendant le processus d’évaluation, les bénéficiaires continuent de recevoir le remboursement de la subvention sans avoir à présenter de documents concernant les dettes fiscales ou contributives, évitant ainsi des retards et des contraintes pour accéder à l’aide.
