En évitant de parler directement des questions controversées telles que le célibat des prêtres, l’ordination des femmes ou le rôle des divorcés, Rui Valério a renvoyé à Léon XIV la décision finale concernant le processus synodal, assurant une fidélité totale à Rome.
« C’est l’occasion d’énoncer un principe, et celui-ci est non négociable : Lisbonne sera toujours, complètement et intégralement en communion avec Rome », a-t-il déclaré, ajoutant : « Les indications du Saint-Père sont ce que Lisbonne exécutera et suivra ».
Concernant les sujets les plus controversés, Rui Valério a préféré ne pas se prononcer, soulignant que le processus synodal a pour objectif d’écouter les opinions des mouvements de base.
En revanche, le patriarche rappelle que le synode est également un retour à la « dimension missionnaire de l’Église en vue d’un renouveau qui passe par l’évangélisation » de la société.
Aujourd’hui, la « mission de l’Église ne se limite pas à se pencher sur les polarisations ou tensions » internes et dans la société, mais vise à promouvoir les valeurs catholiques comme exemple social.
L’objectif est qu' »il y ait toujours un plus grand nombre de personnes qui rejoignent l’Église et une Église toujours plus efficace à atteindre les gens avec le message de Jésus-Christ ».
Pour cette raison, Rui Valério refuse de réduire le rôle de l’Église au discours politique et à ses réactions.
Le discours de l’Église ne doit pas « être étiqueté d’appartenir à la gauche ou à la droite, le message de l’Évangile, qui est la substance du message de l’Église, va bien au-delà, il est beaucoup plus universel et beaucoup plus inclusif ».
Et c’est ce focus sur l’évangélisation permanente qui permet à l’Église de continuer à être écoutée, « parce qu’elle est une voix qui continue d’avoir de la substance et continue d’avoir la capacité d’inspirer les uns et les autres ».
Dans ce sens, le « caractère unique » du Pape François a été inspirant et a renforcé le dialogue de l’Église avec le monde contemporain, un héritage que Léon XIV poursuit, a-t-il considéré.
« La parole de l’Église est une parole universelle, une parole qui tend à éclairer l’homme en tant qu’homme, indépendamment de ses particularités idéologiques », a ajouté Rui Valério.