Des prix à la construction : Quels soutiens (et nouveautés) a annoncé Montenegro ?

Des prix à la construction : Quels soutiens (et nouveautés) a annoncé Montenegro ?

Le gouvernement a annoncé, jeudi, un nouvel ensemble de mesures (et nouveautés) pour répondre aux conséquences des intempéries au Portugal. Contenir la spéculation des prix et accélérer la construction sont les principaux points annoncés par le Premier ministre, Luís Montenegro. 

 

Prix : Le gouvernement convoque l’ASAE pour contrôler les prix

La Autorité pour la sécurité alimentaire et économique (ASAE) mènera des actions d’inspection pour prévenir des « hausses injustifiées » des prix des matériaux et services de construction en raison du mauvais temps, a annoncé le Premier ministre.

« Nous voulons prévenir les hausses injustifiées des prix des matériaux de construction et des services », a souligné le Premier ministre, Luís Montenegro, qui s’exprimait à S. Bento, Lisbonne. Ainsi, le gouvernement a ordonné la présence de l’ASAE sur le terrain pour effectuer cette surveillance.

Montenegro a déclaré que le gouvernement compte sur le « sens de la responsabilité » des personnes et des agents économiques, mais a souligné que « personne ne doit profiter » de la situation.

Construction : Régime exceptionnel approuvé pour accélérer la réparation des maisons

Le Conseil des ministres a également approuvé un régime exceptionnel et expérimental pour accélérer la réparation urgente et la reconstruction de maisons, sans contrôle administratif préalable.

« Nous avons également approuvé un régime exceptionnel pour accélérer les procédures et décisions, qui n’a jamais été essayé au Portugal. [Il s’agit de] mesures temporaires et exceptionnelles pour une situation très exceptionnelle », a affirmé le Premier ministre.

Comme il l’a précisé, ce régime exceptionnel s’applique aux travaux de réparation et de reconstruction urgents, dans les régions affectées, qui ne nécessitent plus de contrôle administratif préalable.

Montenegro a souligné que l’État va « exprimer toute sa confiance » dans les municipalités, les personnes et les entreprises, afin de faire avancer ce processus. Cependant, il a averti que ceux qui enfreindront les règles « seront tenus responsables ».

En même temps, le gouvernement a admis la possibilité de libérer des travailleurs de travaux publics qui, volontairement, seraient disponibles pour intervenir dans les localités les plus affectées par le mauvais temps.

Le gouvernement avait décidé que les soutiens octroyés par l’État, dans le cadre des dommages causés par la tempête Kristin, jusqu’à 5 000 euros pour la reconstruction de logements et d’hébergement temporaire dispensent de vérification et peuvent être sollicités avec des photographies.

Selon une résolution du Conseil des ministres publiée au Journal officiel mardi, « jusqu’à un montant de 5 000 euros, l’estimation du coût éligible peut être basée sur des photographies présentées par le demandeur, dispensant de vérification sur place ».

Ainsi, sont éligibles, en ce qui concerne la résidence principale permanente, les dépenses engagées pour financer « les travaux et interventions nécessaires à la réparation, réhabilitation ou reconstruction de la résidence principale et permanente endommagée par la tempête ‘Kristin’, intégrée dans un bâtiment situé dans une municipalité couverte et effectivement utilisée comme résidence habituelle du ménage », ainsi que les dépenses de relogement temporaire, dûment justifiées par l’impossibilité d’utiliser l’habitation affectée.

Pour cela, le diplôme précise que le « coût éligible est déterminé sur la base d’une estimation élaborée sous la responsabilité de la municipalité et validée par la CCDR [Commission de Coordination et de Développement Régional] territorialement compétente, pouvant être utilisés des référentiels de coûts unitaires par typologie de travaux ».

Selon le gouvernement, la participation publique pour chaque opération est de « 100 % des dépenses éligibles résiduelles après déduction des indemnisations d’assurance et autres soutiens, avec un plafond global de 10 000 euros, par foyer résidentiel ».

Sont également disponibles, via l’Instrument financier pour la réhabilitation et la revitalisation urbaines (IFRRU), « des lignes de crédit pour les coûts non couverts par la subvention publique dans les travaux et interventions nécessaires à la réparation, réhabilitation ou reconstruction de la résidence principale et permanente endommagée par la tempête ».

Le contexte

Douze personnes sont mortes au Portugal depuis la semaine dernière à la suite du passage des dépressions Kristin et Leonardo, qui ont également causé de nombreux centaines de blessés et de déplacés.

La destruction totale ou partielle de maisons, d’entreprises et d’équipements, la chute d’arbres et de structures, la fermeture de routes, d’écoles et de services de transport, et la coupure d’électricité, d’eau et de communications sont les principales conséquences matérielles de la tempête.

Les régions Centre, Lisbonne et Vale do Tejo et Alentejo sont les plus touchées.

La situation de calamité va à nouveau être prolongée au Portugal continental, s’étendant d’une semaine supplémentaire, jusqu’au 15 février, en raison de la poursuite du mauvais temps, a annoncé le Premier ministre.