Des milliers de personnes ont déjà signé une pétition visant à promouvoir le débat sur la vidéosurveillance dans les établissements accueillant des enfants à l’Assemblée de la République. La pétition a été lancée au moment où des abus sur des enfants ont été découverts dans une crèche à Lisbonne, et le Ministère Public a déjà ouvert une enquête.
À la date de publication de cet article [mercredi après-midi, 11 février], 41 000 personnes avaient déjà signé la pétition.
« Nous, les citoyens soussignés, sollicitons par la présente, en vertu du droit de pétition consacré par la Constitution de la République Portugaise, l’évaluation et la promotion de l’implémentation de systèmes de vidéosurveillance dans les établissements éducatifs, publics et privés, comme mesure de renforcement de la protection, de la sécurité et du bien-être des enfants au Portugal », écrivent les initiateurs de la pétition.
Le texte souligne qu’au cours des dernières années, « divers cas de mauvais traitements, de négligence et de comportements inappropriés dans des contextes éducatifs, notamment dans des crèches, des jardins d’enfants et autres institutions de garde d’enfants, ont été rendus publics, suscitant une grande préoccupation sociale et une insécurité parmi les parents, tuteurs et la communauté en général. »
Les responsables de la pétition soulignent également que l’objectif de cette implémentation n’est en aucun cas de remplacer la supervision humaine, « ni de porter atteinte à la dignité des professionnels de l’éducation », mais plutôt de renforcer « les mécanismes de prévention, de transparence et de responsabilisation, garantissant des environnements plus sûrs pour les enfants, qui constituent un groupe particulièrement vulnérable. »
Avec cette demande, les signataires souhaitent que cette implémentation soit dûment réglementée; qu’elle respecte intégralement la législation en vigueur, notamment la protection des données personnelles et les droits fondamentaux; qu’elle soit utilisée exclusivement à des fins de sécurité, de prévention des mauvais traitements et de clarification des situations à risque; et qu’elle inclue des règles claires d’accès, de stockage et d’utilisation des images.
Mauvais traitements dans une crèche de Carnide : Que s’est-il passé ?
Les soupçons concernant ce cas ont été rendus publics lundi, après que des membres de la famille de certains enfants fréquentant une crèche à Lisbonne se sont réunis devant l’établissement pour empêcher son ouverture.
Parents et grands-parents brandissaient des pancartes avec des photos des prétendues agressions et ont décrit aux journalistes présents sur place les scènes d’horreur par lesquelles certains enfants seraient passés. Un des enfants aurait subi un traumatisme crânien après une « gifle » et une fille aurait eu les poignets blessés après avoir été « attachée » pendant deux heures.
Outre les agents de la Division des enquêtes criminelles, des policiers étaient présents sur place pour tenter de maintenir l’ordre public, car la situation s’est enflammée et l’une des employées accusées a été agressée. Une femme, grand-mère de l’un des enfants, a été arrêtée pour cette agression.
Mardi, le Procureur Général a confirmé au Notícias ao Minuto qu’une enquête contre la crèche Academia Sonhar e Crescer, située dans la paroisse de Carnide à Lisbonne, avait été ouverte. La Police de Sécurité Publique a recueilli des preuves lundi.
Par ailleurs, la SIC Notícias a publié un enregistrement audio qu’elle a pu obtenir, prétendument enregistré par une ancienne employée de la crèche, qui a décidé de l’enregistrer en désaccord avec le comportement de ses collègues.
Dans cet enregistrement, on entend le bruit d’une claque, suivi des pleurs d’un enfant.
