Lors d’une réunion avec le secrétaire d’État adjoint à l’Énergie, Jean Barroca, le président de la municipalité de Batalha, André Sousa, a indiqué que la restauration du réseau électrique a déjà atteint 84 % de la commune, grâce aux générateurs de la municipalité, à ceux prêtés par l’entreprise E-Redes et par des entreprises de l’intérieur et de l’extérieur de la commune, précise un communiqué de presse.
« La phase de réaction est passée, nous avons donné une réponse massive : Protection Civile, pompiers, mairie, bénévoles, marins. Nous sommes dans la phase de reconstruction de la commune et, là, nos équipes sont prêtes à 100 % pour apporter tout le soutien dans cette phase critique de l’électricité, qui est la phase la plus urgente, pour aider E-Redes », a ajouté l’autarca aux journalistes, à l’issue de la réunion.
Le soutien à l’entreprise repose sur « l’ouverture de chemins forestiers pour les postes de moyenne tension », qui ont déjà été réalisés, et également sur l’identification « point par point, maison par maison », pour savoir « quelles sont les maisons sans électricité et continuer à fournir cette réponse ».
André Sousa a assuré que la municipalité maintient les « points de contact, espaces de travail partagés ouverts, écoles 100% fonctionnelles et sites également pour se laver ».
Surtout la partie sud de la paroisse de Batalha, dans les zones de Pinheiros, Casal do Relvas, Calvaria, Casal do Mar, a été la plus touchée par la question des postes d’électricité de moyenne tension, ainsi que certains points dans la paroisse de São Mamede, a révélé André Sousa.
Selon l’autarca, les actions d’information auprès de la population vont se poursuivre. « Notre communication a été claire et faite directement avec les gens, ayant déjà organisé six sessions d’information près des zones encore sans électricité, où nous avons eu une grande affluence de la communauté », a-t-il indiqué.
En des points « essentiels dans ces localités », il y a « un point de contact avec lumière, avec électricité et avec des machines à laver, par exemple ».
Les entreprises sont une préoccupation de la mairie de Batalha, qui a alerté E-Redes de la nécessité de redémarrer l’économie.
Dans le communiqué de presse, la municipalité a annoncé avoir demandé que l’éclairage du monastère de Santa Maria da Vitória soit coupé jusqu’à ce que la restauration de l’énergie dans la commune soit complète. Une demande acceptée par la direction du monastère et par la ministre de la Culture, Margarida Balseiro Lopes.
« C’est un message symbolique et de solidarité avec ceux qui n’ont pas encore de lumière dans leurs villages », a-t-il souligné.
Le secrétaire d’État adjoint à l’Énergie a souligné que des « soutiens et des réponses directes aux personnes » ont été donnés, « en tant que communauté et en tant qu’État ».
Le communiqué de presse de la municipalité ajoute qu’E-Redes a assumé l’objectif « d’avoir 95 % de toutes les lignes de moyenne tension électrifiées d’ici la fin de la semaine », bien qu’il y ait « beaucoup de lignes avec des poteaux cassés et des lignes tombées ».
Dix personnes sont mortes depuis la semaine dernière à la suite des intempéries. La Protection Civile a compté cinq décès directement associés au passage de la dépression Kristin et la mairie de Marinha Grande a annoncé une autre victime, à laquelle s’ajoutent ensuite quatre décès dus à des chutes de toits (lors de réparations) ou à des intoxications d’origine générateur.
La destruction totale ou partielle de maisons, d’entreprises et d’équipements, la chute d’arbres et de structures, l’interruption ou la limitation des routes et des services de transport, en particulier les lignes ferroviaires, la fermeture des écoles et les coupures d’énergie, d’eau et de communications sont les principales conséquences matérielles de la tempête, qui a causé plusieurs centaines de blessés et de sans-abri.
Leiria, Coimbra et Santarém sont les districts les plus touchés.
Le gouvernement a décrété l’état de calamité jusqu’à dimanche prochain pour 68 communes et a annoncé un paquet de mesures de soutien pouvant aller jusqu’à 2,5 milliards d’euros.
