L’économie portugaise continue de croître de manière solide, bien qu’elle reste soumise à des risques externes, souligne la DBRS dans la note publiée aujourd’hui, prévoyant que la croissance « devrait se poursuivre dans les prochaines années ».
Les risques pour la croissance sont « principalement d’origine externe », comme la possibilité d’une augmentation des tensions commerciales et géopolitiques, ainsi que l’incertitude concernant l’impact total des tarifs actuels sur le commerce et les chaînes d’approvisionnement.
La DBRS met également en garde contre les « problèmes croissants d’accessibilité au logement au Portugal », qui, s’ils persistent, « pourraient exercer une pression sur la compétitivité et limiter la croissance à long terme ».
Quant à la perspective stable, elle « reflète la vision de Morningstar DBRS selon laquelle les risques pour les notations de crédit sont équilibrés ».
« Le Portugal est en voie d’enregistrer un excédent budgétaire en 2025, pour la troisième année consécutive, et le gouvernement projette un léger excédent pour 2026 », note l’agence de notation financière, bien qu’elle avertisse que le maintien de soldes budgétaires positifs « va probablement devenir de plus en plus difficile, compte tenu des pressions croissantes sur les dépenses et des réductions d’impôts mises en œuvre et prévues par le gouvernement ».
Cependant, « la position budgétaire actuelle du Portugal et la dynamique favorable de la dette atténuent les risques d’une détérioration limitée de l’équilibre fiscal à long terme ».
La DBRS a été la première agence de notation financière à se prononcer sur la dette souveraine du Portugal cette année. Suivront S&P, dont la notation est ‘A+’ avec une perspective stable, le 27 février, et Fitch (‘A’ avec une perspective stable) le 06 mars.
La notation est une évaluation attribuée par les agences de notation financière, avec un impact important sur le financement des pays et des entreprises, car elle évalue le risque de crédit.
