Création d’une commission indépendante pour étudier les incendies de l’été dernier.

Création d'une commission indépendante pour étudier les incendies de l'été dernier.

Une commission, proposée par le PS en août et approuvée en septembre dernier par le parlement, sera composée de « 12 experts techniques de renom, nationaux et internationaux, possédant des compétences dans les domaines de la protection civile, de la prévention et de la lutte contre les incendies de forêt, des sciences climatiques, de l’aménagement forestier, des communications et de l’analyse des risques ».

Quatre des experts seront nommés par le président de l’Assemblée nationale, quatre seront désignés par les conseils de recteurs des universités et par le conseil coordonnateur des instituts polytechniques – et c’est parmi ce groupe de quatre experts que sera nommé le président de la commission – et quatre seront désignés par l’association des municipalités et l’association des paroisses.

La mission consistera en une analyse exhaustive des incendies de forêt de l’été 2025, à établir des comparaisons avec les conditions enregistrées les années précédentes, notamment pour la période 2018-2024, et à évaluer l’efficacité du dispositif spécial de lutte contre les incendies ruraux de l’année dernière – un audit de la flotte aérienne en service et des conditions d’opération, des ressources humaines et du commandement du dispositif étant prévu -, entre autres aspects.

Une fois constituée, la commission technique indépendante a un mandat de 60 jours, renouvelable de 30 jours supplémentaires, jusqu’à la conclusion des travaux, qui incluent la production d’un rapport avec des conclusions et des « recommandations spécifiques, planifiées et avec des entités responsables définies, que la Commission juge pertinentes pour prévenir les situations futures », selon la loi publiée aujourd’hui dans le Diário da República.

Il est également stipulé que les membres nommés pour la commission ne peuvent exercer d’autres fonctions, publiques ou privées, pendant la période de fonctionnement de l’organisme, à moins que ces fonctions ne représentent pas un conflit d’intérêts.

En cas d’empêchement, il appartient au président de l’Assemblée nationale de nommer un nouveau membre en remplacement, après consultation des entités responsables de sa désignation initiale.

Les membres de la commission technique seront rémunérés de manière équivalente aux cadres supérieurs de 1er degré, ayant également droit à des indemnités de déplacement et des frais de transport.