« Condamnation véhémente ». Le gouvernement convoque l’Ambassadeur d’Iran à Lisbonne

"Condamnation véhémente". Le gouvernement convoque l'Ambassadeur d'Iran à Lisbonne

Le ministère des Affaires étrangères (MNE) a convoqué l’Ambassadeur d’Iran à Lisbonne pour exprimer la « condamnation ferme » de la « répression violente des manifestations », ainsi qu’un appel au respect des « droits des citoyennes et citoyens iraniens ».

 

« Le MNE a convoqué l’Ambassadeur d’Iran à Lisbonne pour lui exprimer en personne la condamnation ferme, déjà réitérée ces derniers jours, de la répression violente des manifestations et l’appel à ce que soient respectés les droits des citoyennes et citoyens iraniens », peut-on lire dans un message publié ce mardi sur le réseau social X.

« De plus, dans le cadre de la concertation européenne, le Portugal est prêt à renforcer les sanctions contre l’Iran », est-il ajouté.

Il convient de rappeler que la Commission européenne a admis, lundi, proposer de nouvelles sanctions « plus sévères » contre les autorités iraniennes, qui devront être approuvées à l’unanimité par les États membres.

Au moins 648 manifestants ont été tués dans 14 provinces en Iran depuis le 28 décembre, date à laquelle ont commencé les manifestations, initialement contre le coût de la vie dans un pays soumis à des sanctions économiques, mais qui se sont ensuite transformées en une protestation politique contre les autorités de Téhéran, selon l’organisation non-gouvernementale (ONG) Iran Human Rights, basée en Norvège.

D’autres estimations portent le nombre de morts jusqu’à 3 000, comme l’a indiqué l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI), un groupe d’opposition au régime, qui base ses calculs sur des sources locales, des hôpitaux et des familles des victimes.

La condamnation de la répression violente a été annoncée par plusieurs entités et États, comme le président du Conseil européen, António Costa, qui a critiqué lundi le régime dirigeant l’Iran, affirmant que l’UE est « aux côtés des courageux Iraniens ».

De même, la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a condamné lundi le régime iranien, interdisant aux diplomates et autres représentants d’Iran d’entrer dans les locaux de l’assemblée européenne.

En même temps, la France ordonnait le retrait du personnel diplomatique non essentiel de l’ambassade en Iran, la ministre britannique des Affaires étrangères appelait les autorités de Téhéran à « cesser immédiatement la violence » et le chef de la diplomatie espagnole convoquait l’ambassadeur d’Iran dans le pays pour exprimer une « répulsion énergique et condamner » la répression des manifestations.

Pour sa part, l’Iran a convoqué lundi les représentants diplomatiques d’Allemagne, de France, d’Italie et du Royaume-Uni à Téhéran pour protester contre le soutien des quatre pays aux manifestants iraniens, leur montrant une vidéo prétendant documenter la « violence des émeutiers » et exigeant que soient retirées les « déclarations officielles de soutien aux manifestants ».

Dimanche, la communauté iranienne au Portugal a rassemblé environ 200 personnes lors d’une manifestation devant l’ambassade d’Iran à Lisbonne, demandant l’intervention des pays occidentaux et de l’ONU pour arrêter ce qu’elle considère être un régime semblable aux nazis.

L’organisation a également demandé que le gouvernement portugais expulse les représentants de la République islamique au Portugal, les qualifiant de « culte criminel qui tue son propre peuple ».

Samedi, le procureur général d’Iran a averti que toute personne participant aux manifestations serait considérée comme « ennemie de Dieu », une accusation passible de la peine de mort.

[Article mis à jour à 11h51]

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 Lusa | 08:20 – 13/01/2026