C’était cette semaine, mais… La réunion de Montenegro avec la CGTP a été reportée.

C'était cette semaine, mais... La réunion de Montenegro avec la CGTP a été reportée.

La CGTP avait demandé le 15 décembre une réunion avec le Premier ministre, Luís Montenegro, réaffirmant l’exigence de retirer le paquet de lois du travail, exprimée, « de manière incontestable », lors de la grève générale du 11 décembre.

 

À Lusa, une source officielle de la centrale syndicale dirigée par Tiago Oliveira a indiqué que la réunion, qui était initialement prévue pour le mercredi suivant, a été reportée au « 14 janvier, à 10h30 », où en plus du chef du gouvernement devrait être présente la ministre du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale, Rosário Palma Ramalho.

La rencontre aura lieu un jour après la manifestation nationale convoquée par la CGTP, qui se déroulera le 13 janvier, dans le cadre des actions de lutte contre le projet de révision législative du gouvernement. Une réunion de concertation sociale avec tous les partenaires sociaux est également prévue pour le 14 janvier.

La CGTP et l’UGT ont mené le 11 décembre une grève générale contre la proposition du gouvernement, la cinquième réunissant les deux centrales syndicales, ce qui n’était pas arrivé depuis la paralysie conjointe du 27 juin 2013.

Après la paralysie, la ministre du Travail a convoqué l’UGT pour une réunion. À la fin de cette rencontre, le secrétaire général de l’UGT, Mário Mourão, a indiqué que la centrale syndicale présentera une contre-proposition, incluant des mesures qui ne figurent pas dans le projet, et a souligné avoir perçu un esprit de négociation de la part de l’exécutif.

La proposition, appelée « Travail XXI », a été présentée le 24 juillet par le gouvernement et a déjà reçu un ‘non retentissant’ de la part des centrales syndicales, qui arguent qu’il s’agit d’une « attaque » aux droits des travailleurs.

En revanche, les confédérations patronales ont salué la réforme, bien qu’elles déclarent qu’il y a place à des améliorations.

Les mesures de cette proposition concernent des domaines allant de la parentalité aux licenciements, en passant par l’allongement des délais des contrats ou des secteurs qui seront désormais soumis à des services minimums en cas de grève.

Face aux critiques des deux centrales syndicales, le gouvernement a remis à l’UGT une nouvelle proposition avec certaines concessions, par exemple en renonçant à la simplification des licenciements dans les moyennes entreprises, mais en maintenant le retour du compte d’heures individuel, la révocation de la norme limitant le ‘outsourcing’ en cas de licenciement, ainsi que la mesure visant à rendre plus difficile la réintégration des travailleurs après un licenciement abusif ou les modifications à la loi de la grève, mesures contestées par les centrales syndicales.

L’exécutif a réitéré qu’il « n’est pas disposé à retirer toute la proposition » et qu’il souhaite préserver les « grandes lignes directrices », bien qu’il soit ouvert au dialogue et accordera « plus de temps » à l’UGT pour analyser la nouvelle proposition.