Les prix des carburants vont prendre des directions différentes la semaine prochaine.
D’après les données révélées ce vendredi 20 février par l’Automóvel Club de Portugal, le diesel va devenir plus cher, tandis que le prix de l’essence devrait rester inchangé.
Les données actuellement dévoilées indiquent que le diesel coûtera un centime de plus par litre, tandis que l’essence ne subira aucune modification.
Si cela se confirme, le prix moyen par litre des carburants devrait, la semaine prochaine, avoisiner 1,592 € pour le diesel et 1,684 € pour l’essence.
L’ACP souligne que « ces prévisions sont faites en supposant le maintien des mesures extraordinaires de réduction fiscale appliquées par le gouvernement pour atténuer la hausse des prix ».
En effet, « les mesures en vigueur incluent la compensation de la recette supplémentaire de la TVA et la réduction de l’Impôt sur les Produits Pétroliers (ISP), que le gouvernement a cependant déjà commencé à inverser ».
Comment se porte le pétrole sur les marchés internationaux ?
La cotation du pétrole Brent a terminé la séance de jeudi sur le marché des futures de Londres en hausse de 1,86 %, à 71,66 dollars, en raison des craintes d’une montée des tensions entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
Le brut de la mer du Nord, référence en Europe, a clôturé la séance à l’Intercontinental Exchange en cotant 1,31 dollar au-dessus des 70,35 dollars avec lesquels il avait terminé les transactions mercredi.
Après avoir gagné plus de quatre pour cent mercredi, dépassant le seuil des 70 dollars, le Brent a poursuivi sa hausse aujourd’hui et a atteint les valeurs maximales depuis août 2025.
Bien que des négociations aient eu lieu cette semaine entre Iraniens et Américains à Genève, et qu’ils soient parvenus à un « consensus » sur un éventuel accord nucléaire, les parties maintiennent leurs divergences et n’ont pas modifié leurs ‘lignes rouges’, tandis que les manœuvres militaires se poursuivent.
La principale crainte des investisseurs réside dans l’impact qu’une éventuelle attaque des États-Unis contre l’Iran pourrait avoir sur l’approvisionnement en pétrole provenant de ce pays, dont il est l’un des plus grands producteurs mondiaux.
La plus grande inquiétude se situe dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique dans le golfe Persique contrôlé par l’Iran, par lequel transite environ 20 % du flux pétrolier maritime mondial et qui, s’il est fermé, amènerait les analystes à envisager que le cours du baril puisse atteindre 100 dollars.
