Bruno Pernadas sort cette semaine un album « de transition » « unlike, maybe ».

Bruno Pernadas sort cette semaine un album "de transition" "unlike, maybe".

Après « Private Reasons », édité en 2021 et qui clôt une trilogie, Bruno Pernadas présente « un album de transition ».

 

« Je n’arrive pas encore à concrétiser ce que je voulais, mais c’est une étape nécessaire pour que cela arrive à l’avenir », a déclaré, lors d’une interview à l’agence Lusa, au sujet de « unlike, maybe », qui doit être édité vendredi.

Le processus de création de l’album a permis au musicien de tenter de « détacher de certaines choses qui peuvent être considérées comme des habitudes d’utilisation de ressources et d’outils », ce qui « n’est pas un processus si immédiat » car c’est ancré en lui.

Les enregistrements se sont partagés entre Lisbonne, où le musicien réside, et Porto. Dans la ‘ville invicta’, les musiciens ont passé quelques jours dans la même maison « et ce processus a été collaboratif ».

« Cela s’est déjà produit davantage [dans cet album], mais je veux que ce soit uniquement cela à l’avenir, vraiment juste cela. Il n’est même pas nécessaire d’avoir des démos. Parfois, je n’ai pas de démos, je mets tout sur des partitions », a-t-il affirmé.

Le processus collaboratif a permis à Bruno Pernadas de se rapprocher davantage du langage qui pour lui « se rapproche plus du jazz, une idée influencée par les tendances de Sun Ra, Don Cherry, Alice Coltrane, Art Ensemble of Chicago, The Last Poets — qui n’est pas vraiment du jazz, mais en est proche ».

« Je voulais me rapprocher de ce langage, avec lequel j’entretiens une forte relation et qui n’a pas eu lieu dans les autres albums. Même dans mon album de jazz ‘worst summer ever’ [de 2016, qui a ouvert la trilogie], cette façon de penser n’a pas été mise en œuvre. Dans cet album [‘unlike, maybe’], cela existe déjà partiellement », a-t-il dit.

Le nouvel album inclut la participation des musiciens Margarida Campelo, António Quintino, João Correia, Diogo Alexandre, José Soares, Teresa Costa, Jéssica Pina et Eduardo Lála. Margarida Campelo chante également, et sa voix est rejointe par celles des invitées Leonor Arnaut, Lívia Nestrovski et Maya Blandy.

Certains faisaient déjà partie du groupe qui l’a accompagné dans des travaux précédents, pour d’autres c’était une première.

« C’est comme un casting. Au cinéma, de nombreux réalisateurs ont un casting fixe, mais parfois il faut une autre approche de l’objet artistique et ils font des collaborations », a-t-il expliqué.

En plus de jouer, Bruno Pernadas est compositeur, auteur et producteur de « unlike, maybe », partageant uniquement l’auteur d’une des paroles avec Rita Westwood.

Quand il va en studio avec les musiciens, « les choses sont plus ou moins pensées ». « Il y a des sections que je laisse ouvertes pour les improvisations, en pensant aux musiciens qui vont enregistrer. Je sais déjà comment les gens réagissent et certaines choses sont faites en pensant à cette personne-là. Il y a d’autres mélodies et choses que je fais pour les personnes que j’invite à participer à certaines chansons », a-t-il partagé.

Outre les enregistrements en studio, Bruno Pernadas inclut également dans les albums des enregistrements faits à la maison, durant la journée et sans isolation acoustique.

« J’enregistre toujours des choses à la maison. Au début, je réenregistrais, mais ensuite, j’ai arrêté, les sons ne sont pas mauvais, c’est une perspective clinique, chirurgicale pour que les gens écoutent la musique. Ce n’est pas mal, c’est comme ça que c’est resté », a-t-il dit.

« unlike, maybe », composé de neuf titres, est présenté en direct les 19 et 20 février à la Culturgest de Lisbonne et le 21 février à l’Auditorium d’Espinho.

Il ne reste plus de places que pour le concert du 20 février.