La création de ces lignes a été annoncée aujourd’hui par le président de la Banque Portugaise de Développement (BPF), Gonçalo Regalado, lors d’une rencontre avec des journalistes.
Le responsable de l’institution a précisé que le délai pour la soumission des candidatures commence mercredi, avec des signatures et des liquidités prévues à partir de lundi, le 9 février.
En contractant des prêts via ces lignes, les entreprises bénéficieront d’une exemption de commission de garantie et des commissions bancaires habituellement associées, a-t-il ajouté.
Les demandes sont soumises auprès du BPF par les banques commerciales, via un formulaire qui sera disponible à partir de mercredi, les institutions financières étant chargées d’obtenir la validation des entrepreneurs pour formaliser le prêt.
L’objectif des lignes de crédit spéciales est d’assurer des conditions de financement plus basses aux entreprises, les banques accordant les prêts via une garantie émise par le BPF équivalente à 70 % ou 80 % du financement, selon la taille des entreprises.
Les lignes nouvellement annoncées couvrent divers secteurs d’activité, de l’industrie à l’hôtellerie, en passant par la restauration ou les entreprises agricoles, a expliqué le président exécutif du BPF.
En plus du financement global de 1,500 millions d’euros, le BPF prévoit 100 millions d’euros qui seront convertibles en subventions, a-t-il expliqué.
Le soutien le plus élevé disponible, pour l’octroi de prêts d’un montant global de 1,000 millions d’euros, s’appelle « ligne BPF soutien à la reconstruction — investissement » et vise à soutenir la construction d’installations, d’équipements, d’actifs biologiques et d’autres infrastructures affectées.
Pour accéder à cette ligne, les entreprises doivent envoyer aux banques deux documents : une déclaration de valeur des dommages (émise par les assurances ou les commissions de coordination du développement régional) ou de l’évaluation bancaire (par les banques), ainsi qu’une déclaration d’engagement.
Les banques commerciales analysent les opérations, financent jusqu’à 100 % des dommages et le BPF émet une garantie, a expliqué le président exécutif.
Le financement va jusqu’à 100 % des dommages causés. Si les entreprises reçoivent des indemnisations d’assurance ou d’autres compensations liées aux dommages financés, ces montants sont déduits du soutien accordé.
La garantie du BPF sera de 70 % pour les grandes entreprises et de 80 % pour les Petites et Moyennes Entreprises, a-t-il mentionné. Ensuite, il existe un plafond maximal de la garantie à accorder par le BPF, qui ne pourra pas dépasser 20 % du financement total par chaque entité financière.
Il est également possible de convertir jusqu’à 10 % du montant accordé à une entreprise en subvention, après trois ans, si les entités maintiennent l’activité et l’emploi (le nombre de travailleurs sera comparé entre 2025 et 2028), a précisé le responsable du BPF.
Les entreprises ont dix ans pour rembourser les crédits, avec une période de grâce de trois ans (jusqu’à 36 mois) pendant laquelle elles peuvent ne pas rembourser le capital ni les intérêts, a expliqué le responsable.
La deuxième ligne s’appelle « ligne BPF soutien à la reconstruction — trésorerie » et vise à financer les besoins immédiats de liquidités et de fonds de roulement essentiels, avec un total prévu de 500 millions d’euros.
Dans ce cas, le délai de paiement est de cinq ans et la période sans exigence de remboursement est de 12 mois.
Dans cette deuxième ligne, les micro-entreprises peuvent recevoir jusqu’à 100 000 euros, les petites jusqu’à 500 000, les moyennes jusqu’à 1,5 million d’euros et les grandes jusqu’à 2,5 millions d’euros, a déclaré le président du BPF.
Pour les financements de trésorerie, le soutien couvre les entreprises des municipalités où une situation d’urgence ou de catastrophe est déclarée à partir de janvier 2026.
Le président exécutif de la banque a indiqué qu’il y a au moins 120 000 entreprises éligibles, ce nombre étant variable car il concerne uniquement les entreprises situées dans les zones affectées, et les entreprises situées dans d’autres régions du pays peuvent également postuler si elles ont enregistré des pertes dans les municipalités affectées par les tempêtes.
