« En ce moment, le ministère de l’Environnement et de l’Énergie s’engage à avancer avec un processus de révision des carrières de garde forestier, de gardiens de la nature et de gardes-rivières », a déclaré João Manuel Esteves lors de son intervention au XXVe Rencontre Nationale des Gardiens de la Nature, qui se déroule jusqu’à lundi au Gerês, commune de Terras de Bouro, district de Braga.
Devant des dizaines de gardiens de la nature, du président de la Chambre de Terras de Bouro, Manuel Tibo (PSD), et du président de l’Institut de la Conservation de la Nature et des Forêts (ICNF), Nuno Banza, le responsable a rapporté que « plusieurs réunions ont déjà eu lieu, dans le cadre d’un processus de négociation », entre le ministère des Finances, le ministère de l’Environnement et de l’Énergie, le ministère de l’Administration Interne et le ministère de l’Agriculture et de la Mer.
« Nous sommes [également] directement impliqués avec vos organisations syndicales avec un objectif clair : la création d’une nouvelle carrière spéciale, capable de consolider ces trois domaines en un corps professionnel unique, plus cohérent et mieux adapté aux exigences actuelles de protection et de gestion du territoire », a justifié le secrétaire d’État à l’Environnement.
Parmi les sujets abordés lors des réunions interministérielles, figurent la discussion sur « le modèle de rémunération » que le gouvernement souhaite modifier et « l’évaluation de la structure et des catégories ».
« Nous espérons que [les réunions] se dérouleront le plus rapidement possible pour traiter de cette question, garantissant que la solution finale soit juste, équilibrée et soutenue pour une plus grande valorisation et progression professionnelle », a souligné João Manuel Esteves.
Le secrétaire d’État à l’Environnement a également admis la nécessité de renforcer les moyens.
« Cette année, nous allons entamer un nouveau processus de recrutement. Nous verrons ce qu’il en adviendra. Nous devons miser sur la technologie, garantir des carrières attrayantes, avec formation continue, progression et reconnaissance », a avancé le responsable.
Dans son intervention, le président de l’ICNF a affirmé continuer à œuvrer pour créer de meilleures conditions de travail pour les gardiens de la nature, réitérant la nécessité de réviser la carrière.
« Vous continuerez à entendre du Conseil d’administration de l’Institut de la Conservation de la Nature et des Forêts et de son président un mot de défense de la révision de la carrière des gardiens de la nature. Je sais que Monsieur le Secrétaire d’État à l’Environnement qui m’écoute a également cette tâche dans sa ligne d’action, mais je continuerai toujours à défendre que nous avons besoin que le gouvernement mène cette tâche à bien », a plaidé Nuno Banza.
Pour le président de l’ICNF, « quelle que soit la forme que prenne l’activité des gardiens de la nature, qu’elle soit plus conservatrice, plus moderniste, plus innovante ou mieux adaptée à leur époque », il est important qu’il y ait un engagement.
« Il y a une particularité que je ne peux m’empêcher de vous demander à tous, c’est un engagement de votre part : nous avons besoin que les gardiens avec plus d’expérience, plus de temps dans la carrière, plus de connaissances servent de vecteur de contagion positif avec les nouveaux gardiens de la nature », a souligné Nuno Banza.
