Autocars pleins en raison de la grève suscitent la contestation. Une personne arrêtée au Cacém.

Une personne a été interpellée par la Police de Sécurité Publique (PSP), ce jeudi matin, suite à des incidents près des bus à la station d’Agualva-Cacém, à Sintra, en raison de la grève des travailleurs de la CP – Comboios de Portugal, qui a de nouveau paralysé les trains, rapporte SIC Notícias.

 

Le Notícias ao Minuto a contacté la PSP pour confirmer cette information, mais les autorités ont indiqué qu’il n’y avait pas « d’occurrences de grande importance » et ont réservé des clarifications supplémentaires pour après 9h.

Dans des déclarations à SIC Notícias, une passagère a expliqué ce qu’elle a observé : tout s’est produit alors qu’on attendait les bus, qui passent déjà « hors service » et « pleins ».

« Le monsieur revendiquait auprès des policiers qu’il ne trouvait pas cela correct parce que nous devions aller travailler, ce dont nous avons besoin, ce sont des bus » au lieu « de leur prévention », a-t-elle commencé à raconter. « Les policiers ont commencé avec les matraques, l’ont jeté à terre (…) et il a été arrêté, il est monté dans la camionnette et ils l’ont emmené », a-t-elle ajouté.

« Le monsieur n’a même pas réagi (…) Ensuite, les policiers sont venus ici avertir les gens que si nous ne nous comportions pas de manière civilisée, nous irions tous là-dedans avec lui dans la camionnette », a affirmé la femme.

Il convient de noter que la PSP a été présente près des bus pour contrôler l’entrée des passagers.

À noter que l’adhésion au deuxième jour de grève des travailleurs de la CP – Comboios de Portugal était de 100% à 7h30, avec toute la circulation à l’arrêt, a déclaré à Lusa une source syndicale. « Comme lors du premier jour de grève, l’adhésion est de 100%. Il n’y a pas eu de développements. Il n’y a eu aucune concession ni de la part du gouvernement, ni de la part de la CP, donc la grève se maintient », a indiqué à l’agence Lusa Júlio Marques, de l’Association Syndicale des Cadres Intermédiaires de l’Exploitation Ferroviaire (ASCEF), qui regroupe les 14 syndicats ayant convoqué la grève.

Les perturbations dans la circulation des trains devraient continuer à se faire sentir jusqu’au 14 mai.

Le Tribunal Arbitral du Conseil Économique et Social n’a pas décrété de services minimaux pour cette grève, une décision que la compagnie a contestée mercredi devant le Tribunal de la Relation de Lisbonne, car cette paralysie affecte l’accès au travail, à la santé et à l’éducation.