La semaine dernière, l’IGCP a annoncé qu’elle procéderait ce mercredi à deux enchères de Bons du Trésor (BT), les premières de l’année, d’une durée d’environ six et neuf ans, avec un montant indicatif global pouvant atteindre 1,5 milliard d’euros.
Dans un communiqué, l’Agence de Gestion de la Trésorerie et de la Dette Publique (IGCP) a précisé que les maturités des BT qui seront mis aux enchères sont fixées au 17 octobre 2031 (cinq ans et neuf mois) et au 15 juin 2035 (neuf ans et cinq mois).
Le montant global de ces deux enchères de BT – les premières cette année – se situe entre 1,25 milliard d’euros et 1,5 milliard d’euros, selon l’IGCP.
Dans le dernier bulletin mensuel de l’IGCP, il est indiqué qu’au 31 décembre, le solde des Bons du Trésor avait diminué de 1,821 milliard d’euros par rapport à novembre, à la suite de rachats effectués en décembre 2025.
Le 17 décembre, l’IGCP a racheté lors d’une enchère de rachat 1,046 milliard d’euros en Bons du Trésor (BT) arrivant à échéance en juillet 2026 ainsi qu’en août et octobre 2027.
Contexte « modifié ». Le gouvernement actualise les directives pour la gestion de la dette
Le gouvernement a décidé de mettre à jour les directives que l’Agence de Gestion de la Trésorerie et de la Dette Publique doit suivre, arguant que depuis 2007, date de leur révision, le « contexte macroéconomique et financier a profondément changé ».
Dans une décision publiée au Journal officiel de la République, le gouvernement avance une proposition pour la mise à jour des normes directrices pour la gestion de la dette publique et des disponibilités de trésorerie.
Pour l’exécutif, « depuis 2007, le contexte macroéconomique et financier a profondément changé, on assiste, par exemple, à des transformations structurelles du système bancaire, à des avancées technologiques significatives, à l’introduction de nouvelles méthodes d’évaluation des risques, à la création de nouvelles règles budgétaires pour l’Union européenne et à la révision de la stratégie de politique monétaire de la Banque centrale européenne ».
« Reconnaissant que la gestion intégrée du portefeuille de dette de l’État et des disponibilités de trésorerie de l’État doit être réalisée en utilisant les techniques de gestion financière les plus appropriées et qu’il convient de clarifier les options et les orientations pour cette gestion dans le contexte actuel », de nouvelles normes directrices sont établies.
Dans le cadre d’application, il est désormais défini que « dans la gestion des disponibilités de trésorerie, la diversification des applications devra être privilégiée, tout en maintenant en tout temps un degré de liquidité nécessaire pour garantir la couverture des besoins de trésorerie de l’État ».
Il y a des modifications aux restrictions, par exemple à la gestion, où auparavant dans les instruments à taux d’intérêt variable, seuls les indices associés aux taux d’intérêt ou au taux d’inflation étaient autorisés, alors qu’ils incluent maintenant également ceux associés au taux de croissance du PIB.
Quant au rapport d’information, en plus des rapports trimestriels, l’IGCP devra assurer une « surveillance continue, informant l’autorité de tutelle dès que des violations potentielles des limites établies sont détectées ou anticipées, en présentant des plans d’action préventifs et correctifs lorsque cela est applicable ».