Les données de l’APAV, publiées à l’occasion de la Journée européenne de la victime de crime, qui se célèbre le 22 février, montrent une augmentation constante du nombre de personnes aidées depuis 2020, année où 13 093 personnes ont été soutenues.
Le nombre total est passé à 13 234 l’année suivante, augmentant à nouveau pour atteindre 14 688 en 2022, 16 185 en 2023 et arrivant à 16 630 en 2024. D’ici 2025, une croissance de 11,5% a été enregistrée.
Selon l’APAV, cette augmentation du nombre de personnes sollicitant l’institution s’explique non seulement par le « champ d’action des services » de l’association, mais aussi par la croissance de certaines formes de criminalité, notamment la violence domestique.
Selon Carla Ferreira, conseillère technique à la direction de l’APAV, par rapport à 2024, le nombre de crimes signalés dans le contexte de la violence domestique a augmenté de 10%, bien que dans le total des crimes, le poids de la violence domestique ait diminué d’environ 2%.
Les données de l’APAV montrent que pour les plus de 18 500 victimes soutenues en 2025, correspondent 35 341 crimes et autres formes de violence, ce qui représente une augmentation de 13,1% par rapport à 2024.
Parmi les plus de 35 300 crimes, on compte 26 124 plaintes pour violence domestique, ce qui représente 73,9% du total des crimes.
Outre la violence domestique, l’APAV a enregistré également 1 076 cas de contenus d’abus sexuels de mineurs, 889 atteintes à l’intégrité physique, 864 cas d’abus sexuels de mineurs, 858 plaintes pour coercition ou menace, 662 pour diffamation, 576 pour discrimination ou incitation à la haine, 539 escroqueries, 239 cas de harcèlement et 232 viols de personnes adultes.
Le profil général de la victime est féminin (75,5%), âge moyen de 37 ans, ayant cherché de l’aide pour des crimes de violence domestique (75,7%).
Les 18 549 victimes enregistrées en 2025 signifient, en moyenne, que l’APAV a soutenu 357 personnes par semaine, 51 par jour et deux par heure.
En effectuant une analyse par groupes, le profil de la personne âgée victime montre également qu’elle est femme, âgée de 76 ans, dont l’agresseur est les enfants ou le conjoint, et cherche de l’aide surtout pour la violence domestique (81,2%). Au total, l’APAV a aidé 2 017 personnes âgées en 2025.
En ce qui concerne les enfants et les jeunes, plus de la moitié (58,1%) sont de sexe féminin, avec une moyenne d’âge de 10 ans, dont les agresseurs sont les parents ou les beaux-parents, et sont victimes non seulement de violence domestique (60,4%), mais également filmées pour des contenus d’abus sexuels (14,5%).
Chez les hommes adultes, la moyenne d’âge est de 48 ans, victimes de crime de violence domestique (65,5%), dont l’agresseur se partage entre le conjoint (12,7%) et les enfants (9,7%), l’APAV a enregistré six cas par jour.
Chez les femmes adultes, la moyenne d’âge est de 45 ans, victimes de violence domestique (85,8%) aux mains de conjoints (20%) ou d’ex-partenaires (14,2%). L’APAV a soutenu 10 327 femmes en 2025, ce qui représente une moyenne de 28 femmes par jour.
