Parmi les nouveautés annoncées par Antígona, dans un communiqué, figurent « L’insoumise », autobiographie fictionnelle de Cristina Peri Rossi, lauréate du Prix Cervantes 2021, ainsi que « Le musée des efforts inutiles », recueil de nouvelles de l’auteure uruguayenne, initialement publié en 1983.
Les œuvres de l’écrivaine, exilée à Barcelone depuis la dictature uruguayenne, abordent des thèmes tels que l’identité, l’exil, le désir et la liberté.
Dans « L’insoumise », l’auteure revient sur les moments marquants de sa vie, comme son opposition à la violence paternelle, son éveil à la lecture et à l’écriture, la prise de conscience du stigmate associé à l’artiste femme et à l’homosexualité, tout en mêlant l’histoire d’un pays et d’une génération.
Un autre point fort de la maison d’édition cette année est le roman « Personne ne me verra pleurer », de Cristina Rivera Garza, récompensé par le Prix Sor Juana Inés de la Cruz, et « L’été invincible de Liliana », un livre autobiographique distingué par le prix Pulitzer de Non-Fiction en 2024, qui revisite le féminicide de la sœur de l’auteure au Mexique.
Dans « Personne ne me verra pleurer », Cristina Rivera Garza plonge dans les archives des silenciés et des fous des années 1920, au Mexique, pour construire ce roman qui transporte le lecteur à travers les couloirs de l’asile La Castañeda.
Dans le domaine de l’essai, Antígona publiera « Quand le monde dort », de la juriste et rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, une réflexion sur la Palestine contemporaine à partir de plusieurs témoignages de résistance et de dénonciation des violations des droits de l’homme.
Dans cette œuvre, préfacée par l’écrivaine palestinienne Shahd Wadi, Francesca Albanese présente des histoires de dignité et de résistance en Palestine, qui aident à comprendre l’esprit d’un territoire et d’un peuple opprimé, et qui « éclairent simultanément des réflexions plus larges sur le colonialisme, les traumatismes et les génocides », révélant « l’humanité, le courage et la beauté d’un peuple qui résiste ».
La fiction internationale inclut la publication de « Nous avons tué Stella et autres nouvelles », de Marlen Haushofer, l’auteure de « Le mur », qui rassemble les meilleures histoires de récits brefs de l’auteure, abordant ses thèmes favoris : la prison sociale, familiale ou conjugale.
La maison d’édition publiera également « Autobiographie d’une pieuvre », de la philosophe et éthologue Vinciane Despret, qui croise la fiction spéculative et la réflexion scientifique, ainsi que de nouvelles éditions de « Un homme qui dort », de Georges Perec, et « La promenade », de Robert Walser.
Le plan éditorial prévoit également la publication de « Mort accidentelle d’un anarchiste », de Dario Fo, à l’occasion du centenaire de sa naissance, un classique de la pensée critique et de la littérature politique.
Dans le domaine de la non-fiction, la sortie de « Lipstick Traces », de Greil Marcus, est prévue, une traversée des hérétiques médiévaux aux dadaïstes, des situationnistes aux mouvements ‘underground’ des années 1970/80, en quête de la rébellion et de l’inconformisme qui ont défié le ‘statu quo’.
« Le médium est le massage », de Marshall McLuhan, « Les plongeurs du désert », de Sven Lindqvist, et « Dancing in the Streets », de Barbara Ehrenreich, complètent le catalogue des essais prévus pour cette année.
En matière de rééditions, Antígona met en avant « La violence et le sarcasme », d’Albert Cossery, « Anthologie de poésie portugaise érotique et satirique », de Natália Correia, et l’autobiographie de la chanteuse de jazz Billie Holiday, « Lady Sings the Blues », absente des librairies depuis plus de 40 ans.
