Alors, qui gère la dette publique du Portugal ? Comment ?

Alors, qui gère la dette publique du Portugal ? Comment ?

L’Agence de Gestion de la Trésorerie et de la Dette Publique est l’entité publique chargée de gérer la dette nationale, conformément au gouvernement. Dans le cadre de l’initiative Finanças à Lupa, l’exécutif explique comment cette gestion est effectuée.

« La responsabilité d’assurer le financement annuel de l’État et de gérer les disponibilités de trésorerie ainsi que le portefeuille de la dette publique incombe à l’Agence de Gestion de la Trésorerie et de la Dette Publique (IGCP, E.P.E.), une entité publique de nature entrepreneuriale, dotée d’autonomie administrative, soumise à la tutelle du membre du gouvernement responsable des finances », peut-on lire sur le site de l’exécutif.

En pratique, « tout comme pour les familles, l’État recourt au financement pour s’assurer des ressources nécessaires à la réalisation de ses responsabilités« , étant entendu que « ce financement peut être obtenu par les marchés financiers, à travers des instruments de dette publique, par le biais desquels les investisseurs accordent des prêts en échange d’une rémunération préalablement définie ».

Le rôle de l’IGCP

L’IGCP, est-il précisé, « a pour compétence de gérer de manière intégrée la trésorerie, le financement et la dette publique directe de l’État, y compris la dette des entités du secteur public entrepreneurial, dont le financement est assuré par le budget de l’État« .

« L’une des tâches les plus importantes de cette agence est l’émission de dette publique, qui, en pratique, se traduit par une présence régulière sur le marché pour le placement d’instruments de financement, notamment les Obligations du Trésor (OT) et les Bons du Trésor (BT) », peut-on lire sur le site de l’exécutif.

Ces instruments, explique le gouvernement, « sont majoritairement acquis par des investisseurs institutionnels, tels que les banques, fonds d’investissement, compagnies d’assurance, fonds de pension, entre autres, en échange d’une rémunération financière ».

Dans le cas des Obligations du Trésor, « cette rémunération prend la forme d’intérêts périodiques versés jusqu’à l’échéance, c’est-à-dire jusqu’à ce que l’État procède au remboursement intégral du capital emprunté », sachant que les « OT se caractérisent par des échéances à moyen et long terme, qui peuvent s’étendre sur plusieurs années, tandis que les Bons du Trésor ont des échéances plus courtes, ne dépassant pas 12 mois ».

« En plus de l’émission de dette, l’IGCP est également responsable de la gestion active du portefeuille de la dette publique, notamment par la réalisation d’opérations de rachat d’Obligations du Trésor ou leur échange contre d’autres titres avec des échéances plus longues. Ces opérations visent à une gestion plus efficiente de la trésorerie, à adoucir le profil temporel des échéances et à réduire les risques associés au refinancement », est-il indiqué.

Il convient également de souligner que l’IGCP est « responsable de la gestion des Certificats d’Épargne et des Certificats du Trésor, produits d’épargne par lesquels les familles prêtent de l’argent à l’État en échange d’une rémunération périodique ».

« Il incombe à l’IGCP de gérer le paiement des rémunérations périodiques aux détenteurs de ces certificats, ainsi que d’assurer le remboursement des montants investis lors des retraits. Par ailleurs, l’IGCP calcule mensuellement, conformément à la loi établie, le taux d’intérêt applicable aux certificats, en tenant compte de l’évolution de l’Euribor et d’autres critères définis dans les régimes de rémunération respectifs », explique le gouvernement.